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Endettement bancaire des ménages, les chiffres de Bank Al Maghrib

24.07.2018 - 18:03

Le niveau d’endettement moyen par ménage s’est établi, à fin décembre 2017, à 41 000 dirhams, contre 40 200 une année auparavant. Les crédits aux ménages continuent à être orientés principalement vers les besoins de financement du logement, avec une part stable à 64% du total, selon le rapport 2017 sur la supervision bancaire rendu public le 23 juillet.

Le niveau d’endettement moyen par ménage s’est établi, à fin décembre 2017, à 41 000 dirhams, contre 40 200 une année auparavant. Les crédits aux ménages continuent à être orientés principalement vers les besoins de financement du logement, avec une part stable à 64% du total, selon le rapport 2017 sur la supervision bancaire rendu public le 23 juillet.

Voici les détails du rapport concernant l’endettement bancaire des ménages.

Crédit à l’habitat

Parallèlement à la baisse du nombre de transactions sur le marché de l’immobilier en 2017, la production du crédit à l’habitat a accusé un repli de 2% à 28,2 milliards de dirhams. Cette baisse a concerné les prêts encouragés par l’Etat (-10,4%). De leur côté, les prêts libres ont marqué une stagnation.
De même, le nombre de bénéficiaires a enregistré un recul de 1% à près de 71.000 clients. Cette baisse s’est située à 5% pour les prêts encouragés par l’Etat, tandis que le nombre de prêts libres a progressé de 1%. Il en résulte un montant moyen des crédits octroyés en 2017 de 398.000 dirhams, en baisse de 3.000 dirhams par rapport à 2016.
Ainsi, l’encours brut des crédits à l’habitat s’est établi à 207,5 milliards de dirhams, en hausse de 4,1% contre 4,8% une année auparavant. Sur ce total, l’encours des prêts libres, représentant une part de 81%, a marqué une hausse de 4,7%, contre 4,9%. De leur côté, les prêts encouragés par l’Etat ont vu leur encours s’accroître de près de 1,8% faisant suite à une progression de 4,2%. Ils se sont ainsi établis à 39 milliards de dirhams, dont près de 20,2 milliards au titre du FOGALEF11 et FOGALOGE12, 15,5 milliards au titre du FOGARIM13 et 3,2 milliards au titre de l’Habitat Bon Marché.
Le taux d’intérêt moyen appliqué au crédit à l’habitat a marqué un repli de près de 15 points de base à 4,81%. Aussi, près de 70% des crédits sont assortis d’un taux compris entre 4% et 6%, contre 67% à fin 2016.
La part de la production des crédits à l’habitat réalisée à taux fixe s’est maintenue à 97%. En termes d’encours, cette part ressort à 93%, contre 91%. Cette situation favorise une protection des emprunteurs en cas de remontée des taux d’intérêt.
La durée initiale des crédits à l’habitat s’est rétrécie en moyenne à 20 ans, contre 20,7 ans en 2016. Ainsi, la part des crédits ayant une durée initiale de plus de 20 ans s’est contractée de 4 points à 57% en faveur de ceux dont la durée est comprise entre 10 et 20 ans.
1.1.2- Profil et caractéristiques des bénéficiaires des crédits à l’habitat
L’analyse du profil des bénéficiaires des crédits à l’habitat est effectuée selon les critères de l’âge, du revenu, de la catégorie socio-professionnelle et du lieu de résidence.
Selon le critère de l’âge, les personnes âgées de plus de 40 ans ont concentré près de 64% du nombre total des dossiers, contre 29% pour les personnes âgées entre 30 et 40 ans. Les personnes de moins de 30 ans représentent 7% des dossiers de crédit à l’habitat.
En termes de revenu, les personnes à revenu inférieur à 4.000 dirhams ont représenté 32% des dossiers de crédit, en baisse d’un point par rapport à 2016. La part des personnes ayant des revenus supérieurs à 10.000 dirhams a augmenté d’un point à 30%.
En fonction de la catégorie socio-professionnelle, les salariés et les fonctionnaires continuent de constituer les catégories qui bénéficient le plus du crédit à l’habitat, avec des parts respectives de 48% (48% en 2016) et 34% (contre 30% l’année précédente).
Selon la répartition géographique, le niveau de concentration des débiteurs ressort à 39% pour la région de Casablanca et à 19% pour celle de Rabat, contre respectivement 40% et 19% en 2016.

Crédit à la consommation

L’encours brut du crédit à la consommation a augmenté de 4,8%, contre 3,2% en 2016, pour ressortir à 115 milliards de dirhams. Cette hausse a concerné aussi bien les banques que les sociétés de crédit à la consommation.
L’examen des crédits à la consommation selon leur maturité montre que la part des crédits de maturité supérieure à 5 ans s’est renforcée de 5 points à 72%, au détriment des crédits de maturité inférieure à 5 ans. Parallèlement, le montant moyen des prêts s’est chiffré à 53.000 dirhams, en hausse de 6.000 dirhams d’une année à l’autre.
Ces évolutions traduisent un allongement de la maturité des crédits à la consommation ainsi qu’une charge plus élevée du coût de la dette pour les ménages. Cette situation peut exposer les établissements de crédit à un risque de crédit accru.
Au même titre que le crédit à l’habitat, le suivi du profil des bénéficiaires du crédit à la consommation est effectué sur la base de l’âge, le revenu, la catégorie socio-professionnelle et la résidence.
Selon l’âge, les personnes de plus de 40 ans ont représenté 67% des dossiers de crédit à la consommation en 2017. Ce niveau demeure limité pour les bénéficiaires de moins de 30 ans, soit 9%.
Les prêts personnels constituent le type de crédit le plus utilisé chez toutes les tranches d’âges. A l’inverse, les cartes revolving représentent 6% de crédits contractés par les plus de 50 ans et seulement 2% par les personnes de moins de 30 ans. Cette dernière catégorie recourt davantage aux prêts pour véhicules et équipements domestiques.
Sur la base du revenu, l’enquête a montré que près de 36% des dossiers de crédit ont bénéficié à des personnes disposant d’un revenu inférieur à 4.000 dirhams, contre 39% en 2016. A l’inverse, les personnes ayant un revenu supérieur à 10.000 dirhams ont vu leur part progresser de 3 points à 24% au cours de la même période.
Les prêts personnels constituent, encore une fois, le type de crédit le plus utilisé chez toutes les tranches de revenus. Néanmoins, leur part est plus importante chez les personnes dont le revenu est plus faible. A l’inverse, les prêts pour achat de véhicules occupent une part significative chez les personnes à revenu plus élevé.
Les salariés et les fonctionnaires ont disposé, en 2017, des parts respectives de 46% et 36%, soit au même niveau qu’une année auparavant.
Selon la localisation géographique, les bénéficiaires des crédits à la consommation demeurent concentrés au niveau des agglomérations urbaines de Casablanca (30%) et Rabat (20%).

 

» Source de l'article: lavieeco

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