De la musique classique pour clôturer le programme de Ramadhan

Par Wafia Sifouane
à l’occasion de la veillée du 27ème jour du mois sacré de Ramadhan, le Théâtre national algérien a offert au public une soirée dédiée à la musique classique avec l’Orchestre symphonique national, dirigé par le maestro Rachid Saouli. Venus modestement, les spectateurs ont eu droit à de belles reprises du répertoire classique algérien et universel. Le concert commence à 22h30 face à une salle moyennement pleine, les musiciens prennent place sur la scène et munis de leurs instruments, ils entament la soirée avec une composition algérienne intitulée Mosaïque. Les membres de la chorale de l’Orchestre symphonique national rejoindront par la suite les musiciens sur scène pour interpréter des titres du répertoire algérien, à l’image de L’Algérie accompagnée par le chanteur Rachid Kraimech, ainsi qu’une reprise de Dahmane El Harrachi Ya errayeh. Les choristes reprendront également Mahboubati à travers le titre Ya el warqua, ainsi que le morceau Goumari. Pour cette dernière, le public a été charmé par l’accompagnement musical de l’orchestre, qui a brillé ce soir-là, contrairement à la chorale dont les membres se sont montrés indisciplinés (fou rire sur scène) et certains ont même chanté faux, écorchant par moments l’oreille du public. Une choriste confirmée, présente dans la salle, n’hésitera pas à tirer à boulets rouges sur la chorale. «Leur comportement est inadmissible. A leur place, notre professeur nous aurait sanctionnés en nous privant de scène durant six mois au minimum», dira-t-elle l’air désolé. L’orchestre reprend la scène seul cette fois et jouera une ballade algéroise avant d’entamer un morceau de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Il sera suivi de la prestation en solo du flûtiste émérite Djamel Ghazi qui jouera du Vittorio Monti ; ce dernier s’est distingué par son talent et se verra d’ailleurs gratifié par une avalanche d’applaudissements. La chorale revient sur scène avec un chahut sidérant pour entamer une composition d’Alexandre Borodine et clôturer la soirée avec un classique du hawzi à savoir le titre Wahed el ghezeil. Créé en 1992, l’Orchestre symphonique national a, depuis cette date, fait du chemin tout en s’imposant sur la scène algérienne et internationale. Il compte aujourd’hui plusieurs participations à des festivités
de renom.
W. S.












