Les services compétents devraient éplucher davantage ce lourd dossier
«À chaque fois, on assiste à des rixes. On entend des propos indélicats… des klaxons assourdissants. C’est quoi cette anarchie qui perdure», interpelle un résidant du centre-ville. S’apparentant à une métropole sans assise civique, la capitale de l’Est devrait réviser la fluidité de la circulation automobile. Certes la ville est en pleins travaux pour la réalisation du tramway. Il reste cependant à ne pas entériner une partie de l’option se rapportant à la révision du plan de la circulation qui n’a pas donné satisfaction et tenter de lui substituer d’autres propositions. Ce genre de réalisation requiert de la patience, comme ne cessent de le seriner les autorités locales. Cependant, au fil des mois, il n’y a eu aucun changement quant à l’emplacement des panneaux de signalisation, encore moins un constat sur leur fiabilité, quoique le déploiement des motards aux embranchements et les feux régulent un tant soit peu le passage. Si l’itinéraire du tramway oblige à mettre en place un linéaire automobile fixe jusqu’à l’achèvement des travaux, il n’en demeure pas moins que des solutions peuvent être apportées intelligemment aux carrefours obturés pour faire diminuer la quantité de C02 et la tension de la population en ce mois de jeûne et de nerfs à fleur de peau… Les acteurs du transport accordent peu d’importance aux bouchons qui naissent à proximité de quelques cités. Il semble que l’on n’opère pas là où réside l’obstacle. Un fait aggravé par l’absence d’aires de stationnement qui malmène les citoyens à Constantine. Les quelques parkings improvisés par la commune se situant à Saint-Jean, à Souk El Asser… s’avèrent en deçà des besoins compte tenu du parc automobile. En outre, ils ne répondent pas aux critères d’un point de stationnement digne de ce nom. Ni ticket ni tarif étudié ne sanctionnent leur location. N’est-ce pas que l’APC avait engagé une location au plus offrant ? Une situation qui met en difficulté financière les souscripteurs dont le souci reste lié à la récupération en premier lieu du pactole initial qu’ils ont déboursé pour honorer leur contrat d’engagement. Une course contre la montre qui n’est pas sans conséquence sur les états de ces aires de stationnement «immatérialisés». En plus, ce manque aura généré dans chaque rue son diktat traduit par des pseudo-gardiens qui ne ménagent personne pour lui enlever à l’arraché entre 20 et 50 DA. Combien de fois depuis le début du Ramadhan des altercations se produisent leur lot d’insanités. Ce mois aura également fait éclore d’autres surveillants indélicats à chaque coin de rue. A proximité des mosquées, lors de la prière des taraouih, d’autres équipes prennent le relais «service de nuit» pour imposer aux pratiquants leurs tarifs. C’est le désordre qui caractérise quelques issues névralgiques. A Constantine, le nouveau plan de la circulation n’a pas apporté une satisfaction globale, de l’avis de la majorité des automobilistes et chauffeurs de taxi qui peinent à faire monter et descendre des clients. Quant aux gardiens improvisés, source de beaucoup de problèmes liés au vol… ils doivent se plier par le truchement des APC et des agents de l’ordre public aux critères les autorisant ou non à continuer d’exercer ce travail éphémère au forceps… de surcroît.
N. H.












