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«Don’t care», le message de Made In Bled pour croquer la vie à pleines dents

09.10.2020 - 13:18

Le single sera lancé ce vendredi

Et ce n’est pas tout. Le single, qui sera partagé le jour J sur différentes plates-formes, notamment, Spotify et iTunes est prévu d’être tourné en vidéoclip pour être, selon le chanteur, lancé «à la mi ou fin octobre».

«Don’t care». Une expression communément utilisée par nos amis et proches pour nous encourager à surmonter les aléas de la vie. Le groupe de musiciens marocains, Made In Bled, lui, en a fait le titre d’un nouveau single qu’il lancera le 9 octobre. En toute coolitude, Salim Salah Eddine, manager et chanteur de cette formation, composée de six artistes, s’exprime sur le choix de cet intitulé qui trouve bien un équivalent dans notre culture. «Don’t care, c’est la traduction de «Matswe9ch» en darija. C’est un créole et un emprunt de l’anglais», exalte-t-il. Quant à l’insinuation de cette expression dans le morceau, il indique que «Don’t care» n’est pas lié à un contexte d’actualité. «Cette œuvre est une lettre universelle. Hélas, on juge, médit et blâme beaucoup les gens. C’est pourquoi ce titre est une incitation à vivre sa vie positivement surtout», explicite l’interprète dont le groupe est composé d’autres artistes.

Outre Salim Salah Eddine, au guembri, cette formation allie le bassiste Karim Tali, ainsi que le claviériste et pianiste Abdessamad Assad. De son côté, Issam Lotfi est à la batterie. Pour sa part, Mohamed Bekkar est à la trompette au moment où Omar Chraïbi est à la guitare.

Et ce n’est pas tout. Le single, qui sera partagé le jour J sur différentes plates-formes, notamment, Spotify et iTunes est prévu d’être tourné en vidéoclip pour être, selon le chanteur, lancé «à la mi ou fin octobre». «Le clip sera sous forme d’un assemblement de vidéos, de stars et d’individus qui bougent aux rythmes de la musique», enchaîne-t-il.
Mieux encore, Made In Bled prépare pour 2021 un album appelé «Kifah» (Lutte). Une option que l’artiste explique en remontant le temps. «Après la naissance de notre groupe, nous avons lancé «66 Kshifa» pour exprimer la souffrance des musiciens marocains. Ce n’est pas facile pour un artiste de produire ses œuvres au Maroc», indique-t-il pour illustrer le credo du groupe qui ne jure que par le militantisme. «La lutte est démocratique», poursuit-il sans transition.

A propos des sonorités de leurs tubes, le manager déclare que cette formation s’inspire des sonorités marocaines et maghrébines à la fois. Pour lui, l’héritage culturel et musical est commun en partant de l’Egypte jusqu’au Maroc tout en passant par la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne.

Pour rappel, ce rassemblement d’artistes a été fondé en 2006. Il était composé d’amateurs. «Nous découvrions la scène. Nous avons grandi et fait des formations pour une professionnalisation. Nous avons également gagné des tremplins au Maroc. Quant à notre mode de production, nous faisons de la belle musique audible. Nous avons eu des expériences dans des studios célèbres. Bien que certains artistes aient quitté notre groupe, nous continuons sur nos pas», conclut-il.

» Source de l'article: aujourdhui

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