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«Presque riens» d’Abdelatif Laâbi : Un livre de sagesse

12.10.2020 - 16:12

Il vient d’être publié aux éditions Le Castor astral

Après avoir publié l’intégralité de son œuvre poétique aux éditions du Sirocco en 2018, le grand écrivain, romancier et poète Abdelatif Laâbi a annoncé la parution de son nouveau recueil de poèmes intitulé «Presque riens», aux éditions Le Castor astral. «La publication de ce livre devait sortir au cours du printemps mais elle a été reportée au mois d’octobre», écrit M. Laâbi sur sa page officielle, en dévoilant quelques extraits et titres de son livre. Le lecteur retrouve ainsi «Rêves», «Paix», «Une septième vie» ou «Le poète s’en va». En effet, ce livre comporte 184 pages et donne à voir le dessin de couverture de Mohammed Kacimi. A propos de cette nouvelle publication, l’éditeur indique dans ce sens que le nouvel ouvrage d’Abdellatif Laâbi a tous les aspects d’un livre testamentaire. Son auteur va même jusqu’à parler de mort désirée. Et de partir pour la dernière fois. «Derrière l’ironie amusée, ces «presque riens» concentrent les moments essentiels d’une vie. Ils font de cette publication à la fois un livre bilan et un livre de sagesse.

Il s’en dégage une étonnante énergie communicative», peut-on lire dans la présentation de l’ouvrage. Et d’ajouter que «cet important recueil brasse les grandes questions existentielles. Il retraverse le champ de bataille de la vie, croise les espèces animales disparues, la grande colère des opprimés et la poésie qui toujours fait battre le cœur et rattache à la vie. Puisque si le soleil se couche, c’est qu’il se lève !». Outre cette œuvre poétique, l’écrivain annonce également la finalisation d’un nouveau roman qu’il avait entamé en plein confinement. D’ailleurs, il parle de Monsieur Barde, un personnage, disons, d’autofiction.

«Nous sommes en mars 2020, et la pandémie n’épargne plus aucun pays, aucun coin reculé de la planète. Le virus a pour cible privilégiée les personnes de l’âge de Monsieur Barde, astreintes au confinement le plus strict. Comment pourrait-il, dans ces conditions, continuer à «taquiner la muse», écrire comme si de rien n’était ?», peut-on lire dans un extrait du roman dévoilé par l’écrivain.

Pour rappel, Abdelatif Laâbi a obtenu en mars dernier le prix Mahmoud Darwich pour la création et la liberté, en même temps que l’Américain Noam Chomsky et le Palestinien Zakaria Mohammed.

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