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Art & Culture

Adieu Aziz Saad Allah, le souriant, l’humain !

13.10.2020 - 19:03

Des artistes témoignent à propos du défunt

Il n’est pas évident de dissocier, dans une œuvre artistique, la star marocaine, Khadija Assad, de son mari, Aziz Saad Allah. Hélas, ce dernier a tiré sa révérence ce mardi à Bouskoura. 

Un départ à l’au-delà qui a laissé non seulement son épouse amère mais aussi d’autres artistes. Entre autres, l’acteur Saïd Bey qui garde de beaux souvenirs de lui. Il évoque, dans ce sens, sa «première rencontre avec lui, en 1994, dans une œuvre allemande intitulée «Rencontre avec la Bible»». «J’étais encore étudiant à l’Isadac. Il faisait partie de l’équipe en tant qu’acteur et membre de la boîte de production marocaine», se remémore Saïd Bey. Cet artiste dit avoir bien fréquenté le défunt lors de sa collaboration, avec lui, dans la 3ème saison de la sitcom «Lalla Fatima». «Je m’y suis produit dans un des rôles principaux, notamment celui du voisin. C’est un artiste qui met à l’aise dans sa relation surtout avec quelqu’un qui vient de commencer. C’était génial», raconte l’acteur qui énumère les qualités du regretté. «Il est toujours souriant. Je garderai toujours cette belle image de lui. Il ne donne pas l’impression à son pair d’être dans l’acting. Avec lui, l’expérience est humaine», s’exprime Said Bey. Le tout en évoquant l’expérience du défunt au Canada.

«Quand il est revenu au Maroc, je l’ai rencontré dans un festival. Dans une discussion, il m’a parlé du choix de la migration qui était très difficile parce que quand on s’éloigne du public, il faut doubler d’efforts pour communiquer avec celui-ci. Quand bien même, il a travaillé au Canada aussi», détaille l’acteur.

De son côté, l’actrice Fatima Boujou ne manque pas de rappeler les œuvres du défunt. «Je me souviens bien de ses pièces de théâtre quand j’étais très jeune», remonte-t-elle le temps en rappelant la troupe de théâtre «80» que le regretté a créée. «Je me rappelle aussi «Costa Ya Watan» et «Berrak matekchaâ» que je regardais avec d’autres étudiants à l’Isadac. J’ai eu également l’occasion de regarder d’autres œuvres à lui sur la télé», ajoute l’actrice qui qualifie le défunt de «l’un des piliers du théâtre et du «drama» au Maroc. Pour elle, Aziz Saad Allah est «l’exemple de l’artiste autodidacte». «Avec sa femme, il a pu créer des opportunités d’emploi pur plusieurs artistes et techniciens», ajoute l’actrice qui rappelle également que l’artiste disparu a écrit la majorité de ses œuvres télévisées et théâtrales. «Je me considère chanceuse pour avoir participé avec lui et sa femme, Khadija, dans la série à succès «Machi Bhalhoum» (Pas comme eux) de Jamila Borji Benaissa.

Je me suis retrouvée face à un éminent acteur qui se respecte et apprécie son travail. C’est aussi un acteur qui fait bien son travail et se concentrait avec l’acteur qui se trouve face à lui. C’est généreux de sa part et de la part de sa femme. Ils ne manquaient pas de donner des conseils aux autres. Cela était bénéfique pour moi», exalte Mme Boujou. Cette artiste raconte également sa première rencontre avec le défunt, notamment «Dour biha ya chibani» de Zakia Tahirir.

«Nous nous rencontrions dans des festivals, notamment celui du «drama» à Meknès et de la migration à Agadir. C’était une personne superbe, humble et de bonne manière. Nous sommes fiers d’avoir eu un artiste comme lui dans la scène. C’était un artiste qui a brillé sur les planches, la télé et en cinéma y compris en réalisation de son film «Zaman El irhab» (le temps du terrorisme)», exalte l’actrice qui a eu l’occasion de se produire avec lui dans la 2ème saison de «Lalla Fatima». Le tout en rappelant que le regretté avait de l’orgueil et ne se plaignait jamais du côté matériel.

» Source de l'article: aujourdhui

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