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Elle prévoit de nouveaux organes : La réorganisation de l’Académie du Royaume publiée au BO

16.02.2021 - 16:09

C’est fait. La loi n°74.19 relative à la réorganisation de l’Académie du Royaume vient d’être publiée au Bulletin officiel du 9 février 2021.

Une publication qui intervient après le Dahir chérifien n°1.21.02, daté du 5 février 2021 figurant dans le même BO et ordonnant l’exécution de cette loi. En vertu de ce texte, l’Académie demeure, selon le 1er article de la publication, «une personnalité morale de droit public jouissant de l’autonomie financière et soumise à cette loi». Au-delà de ses missions fixées dans l’article 3 et de ses membres résidents et associés fixés respectivement à 30, celle-ci met notamment en avant de nouveaux organes de taille.

Une instance de traduction et un institut des arts

En détail, la réorganisation de l’Académie comprend particulièrement, outre les organes de supervision générale, «l’Instance académique supérieure de la traduction et l’Institut académique des arts». La première veille, selon l’article 32, à «encourager des œuvres de traduction dans le Royaume et à l’étranger que ce soit en arabe, en amazigh ou en d’autres langues mondiales». Le tout en contribuant à les «soutenir, promouvoir et en élargir le champ».

Dans ce sens, l’instance procède à la traduction des œuvres, études, enquêtes scientifiques de référence et authentiques en sciences, pensée, culture, patrimoine et civilisation. Elle encourage également la recherche scientifique en science de la traduction et son application tout en veillant à son développement. L’instance organise aussi un Prix national pour récompenser les meilleures œuvres en traduction. Quant au directeur de l’instance, il est, selon l’article 34 de la loi, désigné par décision du secrétaire perpétuel de l’Académie pour une durée de «4 ans renouvelables». De son côté, l’Institut académique de arts s’est vu confier, selon l’article 40 de la loi, la mission de «développer la créativité artistique, des arts et du patrimoine artistique marocain authentique dans ses différentes formes tout en veillant à le promouvoir et en contribuant à le valoriser par tous les moyens possibles». A cet effet, l’institut se charge d’encourager les créations artistiques authentiques et de les soutenir entre autres.

L’Institut royal de la recherche en histoire du Maroc

Cet institut, qui relève de l’académie en vertu de cette loi, veille, selon l’article 56, à «développer et diffuser la connaissance historique et la promotion de l’histoire du Maroc». Cette structure se charge également de développer les études relatives à l’histoire du Royaume du Maroc, soutenir les archives et le fonds documentaire afférent. Entre autres, l’institut veille aussi à élaborer et réaliser les différents programmes, projets et activités scientifiques ayant trait à l’histoire du Maroc et au patrimoine de sa civilisation. Mieux encore, cet institut élabore «des publications destinées aux enfants et jeunes, ainsi que des œuvres consacrées aux MRE en différentes langues».

Outre le directeur de cette structure et des présidents des groupes d’enquêtes et recherches scientifiques, le conseil scientifique de l’institut comprend six experts choisis pour leur compétence scientifique et deux personnalités représentant l’académie comme le prévoit l’article 60 de la loi. Cela étant, cette loi ne manque pas de consolider davantage les missions de l’Académie du Royaume, un haut lieu de savoir et de pensée au Maroc.

» Source de l'article: aujourdhui

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