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Art & Culture

The Revenant, un film d’exploits artistiques, naturels et humains

08.03.2016 - 19:53
Depuis "Dersou Ouzala", l’on n’a pas vu
de films où la grandeur du genre humain
est traduite par la magnificence de la nature.
Aujourd’hui, l’on peut confirmer que
le Mexicain Alejandro González Iñárritu
et le Japonais Akira Kurosawa,
sont de la même trempe.

Depuis 1976, date de sortie du fameux film «Dersou Ouzala», du célèbre réalisateur japonais Akira Kurozawa, l’on n’avait pas vu de film qui accorde autant d’espace-temps à la grandeur de la relation qui lie l’être humain et Dame Nature. «The Revenant» du réalisateur Alejandro González Iñárritu, tourné sur la base de faits réels, a réussi le défi de l’histoire, ce que beaucoup de grands films n’arrivent pas à assurer aujourd’hui, mais il a aussi pu mettre en avant une grande vision artistique du monde. Un Oscar du meilleur réalisateur et un autre du meilleur acteur entre autres … ont valu au film une reconnaissance incontestable. Le deuxième rôle fut également un grand succès… Tom Hardy a sorti le meilleur de lui-même, campant un rôle non moins difficile que celui de Leonardo Di Caprio. Une direction de comédiens des plus confirmées, Alejandro Iñárritu s’est inscrit dans la lignée des grands réalisateurs. On aura droit à d’autres chefs-d’œuvre, c’est certain.

Un exploit physique
et psychologique

Hugues Glass, personnage clé de l’histoire interprété par Di Caprio, a parcouru près de 300 km dans un froid glacial… un grand exploit physique pour l’être humain. Le challenge fut aussi relevé sur le plan psychologique, ce qui est en soi une preuve de la force et de la grandeur de l’être humain. Les dangers que représente la nature, pourraient être contournés. Et comment ? Plusieurs signes et plusieurs leçons. L’Homme développe des énergies insoupçonnables. Les spécialistes ne cessent depuis la sortie du film fin 2015 de débattre de sa vraisemblance, étant donné que les faits sont tirés d’une histoire réelle et partiellement adaptée du roman éponyme de Michael Punke. La possibilité d’aller jusqu’au bout de ses forces sur une distance de 300 km, par temps sibérien, trouver refuge dans les entrailles d’un cheval mort et surmonter des tempêtes de neige glaciale … En tout cas, on doutait fort du potentiel de «Jack», héros romantique d’un certain «Titanic», qu’il accomplisse une telle mission «impossible».
Blessé par un ours, Glass a perdu les siens dans des circonstances d’injustice humaine et de manifestations de l’instinct primitif: «L’homme est un loup pour l’homme», selon Hobbes. Glass devait combattre la mort … seul ou presque. Par un coup de baguette magique, et un deus-ex-machina, un Indien, victime d’une autre aberration humaine, surgit de nulle part pour prendre quelque temps encore soin de l’homme moribond.
Un autre facteur renforce la volonté de rester vivant : une soif de vengeance et une volonté de réconciliation avec une image sublime d’une épouse et d’un fils victimes de l’aberration humaine. Mort sous ses yeux, son fils, d’une épouse indienne, lui donne, en effet, une raison de continuer son chemin. Une raison qui va constituer l’image de la fin et où la coopération et la tolérance vont être mises en valeur, avec l’arrivée des Arikaras, Américains autochtones, et leurs regards bienveillants comme un dernier signe de la possibilité d’une cohabitation et d’une coexistence. L’homme devrait, pourtant, supporter ses souffrances et ses endurances, pour batailler davantage pour un lendemain meilleur.

» Source de l'article: liberation

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