Revue de presse des principaux journaux Marocains

Art & Culture

Majid Bekkas s’invite en Belgique et aux Pays-Bas

09.03.2016 - 21:03

L’afro-oriental-jazz trio sera à l’honneur dans une tournée spéciale en Belgique et aux Pays-Bas du 15 au 26 mars, en compagnie de l’artiste marocain Majid Bekkas. Ce dernier, grand mâalem et féru de jazz, revisitera ses dernières créations, notamment son album «Al Qantara» pour lequel il a reçu le prix «Coup de cœur 2015» de l’Académie Charles Cros.

Du 15 jusqu’au 26 mars, chaque jour dans un lieu différent, le leader de l’African Gnawa blues, Majid Bekkas (chant, guembri, guitare, oud), se produira en trio avec le percussionniste marocain Khalid Kouhen (tabla et percussions africaines) et le saxophoniste et flutiste belge Manuel Hermia (saxo, flûte, ban suri et clarinette). C’est l’histoire d’une belle collaboration qui a donné vie à ce trio qui ne manque pas de séduire les plus fins connaisseurs à travers les belles mélodies qu’il transmet avec sensibilité et maestria. Une fusion qui se distingue par la richesse d’un métissage musical sublime. Car elle donne un temps de liberté aux musiciens pour improviser et exprimer leurs sentiments les plus profonds.

Pour Majid, l’improvisation est quelque chose de très important. C’est d’ailleurs le cas de l’Album «Al Qantara» où les trois multi-instrumentistes virtuoses s’ouvrent sur les musiques du monde. Ce qui a donné lieu à un beau voyage de sons issus de divers pays. On y retrouve, dans les 9 morceaux de l’album, un traditionnel «Bania», puis une reprise du titre «Guinéa» du trompettiste Don Cherry. Les 7 autres morceaux sont des compositions personnelles de Majid, inspirées de modes africains et orientaux. D’où l’appellation de l’Album «Al Qantara» pour dire que le Maroc a toujours été un carrefour de civilisations et un pont entre l’Afrique, l’Orient et l’Occident. Ce titre a une connotation bien spéciale depuis sa conception jusqu’à son enregistrement.

Le temps ne manque pas de donner raison à notre artiste Bekkas et ses compagnons, en gagnant le pari de décrocher le Prix de l’Académie Charles-Cros en 2015 (Association française créée en 1947 par un groupe de critiques et de spécialistes du disque). Mais il faut dire que ce n’est pas la première fois que Majid Bekkas, ce multi-instrumentiste et passionné de fusion, se voit honoré. Puisque, son riche parcours, semé de fusions de musiques traditionnelles marocaines avec d’autres mélodies de contrées lointaines, lui a déjà valu d’être consacré par le «Django d’or» (2004) pour l’album «Mogador», puis le «German Jazz Award» (2009) pour l’album «Passport to Morocco», avec Klaus Doldinger, ou encore le trophée «Al Farabi» (2010) octroyé par le Comité national de la musique (parrainé par le Conseil international de la musique, partenaire officiel de l’Unesco) pour sa contribution à la sauvegarde de la musique antique.

«Ce sont des reconnaissances très importantes pour moi. Car elles me motivent dans mon travail et m’encouragent à aller de l’avant pour mieux honorer l’art au Maroc», souligne Majid. Ce musicien, excellant dans plusieurs instruments, compositeur, professeur de chant, de oud et de guitare classique, est, aussi, codirecteur artistique du Festival jazz au Chellah à Rabat depuis 1996. Avec ses quinze albums enregistrés, en majorité, en collaboration avec des virtuoses internationaux, Majid Bekkas est arrivé à faire résonner le son du Guembri et du Oud un peu partout dans le monde. Tel un ambassadeur, il a pu faire voyager nos sonorités traditionnelles à travers le monde, en les faisant respecter par les virtuoses de la musique universelle.

» Source de l'article: lematin

Autres articles

newsletter

Articles Populaires

Désolé. Pas assez de données pour afficher des publications.