«Ana Hunna», une exposition qui a investi les Anciens Abattoirs de Casablanca le 4 avril. Les œuvres exposées ont toutes un seul message à véhiculer : «Elles pointent du doigt les préjugés et les perceptions traditionnelles de la société sur la valeur de ses femmes». Cette exposition a réuni des artistes professionnels tels que Zineb El Fasiki, Aïcha El Belouï et Imane Djamil. Elle présente aussi des productions d’amateurs de différentes disciplines 
artistiques.

«Ana Hunna» a affiché aussi des tableaux produits dans le cadre du partenariat avec l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Casablanca (AREF) par les élèves de trois écoles primaires de la direction provinciale de Sidi Bernoussi. Il s’agit des écoles Cheïkh Abdo, Al Azhar et Aziz Amine. Les enfants représentant le Centre culturel de Sidi Moumen ont aussi apporté leur vision de la thématique de l’exposition. 

Les œuvres présentées montrent des stéréotypes omniprésents quels que soient les communautés et les âges. Les exposants espèrent «remettre en question plusieurs pratiques politiques et sociales». Rappelons que «Ana Hunna» n’est pas uniquement une exposition, mais surtout une initiative qui vise à faire progresser l’égalité des sexes dans le monde du travail en favorisant le débat sur les rôles socio-économiques des femmes. «Ana Hunna» remet en question les perceptions traditionnelles des femmes actives notamment au Maroc, en Tunisie, en Égypte et en Jordanie. Cette initiative est soutenue par le programme régional «Intégration économique des femmes dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord» (EconoWin). Ce programme est mis en œuvre par la Coopération internationale allemande (GIZ) et financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ). «Ana Hunna» est portée au Maroc par l’Association Tanmia.