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Art & Culture

Festival international du film de femmes de Salé : Le cinéma brésilien à l’honneur

16.09.2018 - 09:01

Des hommages seront rendus à Houda Ryhani et Rania Farid Chawki

Le Festival international du film de femmes de Salé (FIFFS) est de retour du 24 au 29 septembre. Cette manifestation cinématographique exclusivement dédiée à la féminité dans et par le cinéma revient pour une 12ème édition particulière. D’abord, elle met à l’honneur le cinéma brésilien. Pour ce choix, l’Association Bouregreg explique à ce sujet que «dire que le cinéma brésilien est des plus anciens c’est annoncer un truisme. En effet, la première projection de film dans ce pays remonte à 1896, le premier film tourné en 1897 et la première salle de cinéma a ouvert ses portes en 1898. Depuis les premiers débuts du 7ème art, le Brésil s’est réservé sa part et ses artistes ont tenté toutes les formes de la création cinématographique : cinéma musical, adaptations, polars, drames…».

Dans ce sens, quatre longs-métrages de quatre réalisatrices brésiliennes seront projetés, en l’occurrence «Pendular» de Julia Murat, 2017, «As Boas Maneiras» de Juliana Rojas et Marco Dutra, 2017, «Trabalhar cansa» de Juliana Rojas et Marco Dutra, 2011 et « Mutum» de Sandra Kogut, 2007. Outre l’invité d’honneur, la programmation comprend deux compétitions officielles fictions et documentaires. La première connaîtra la projection de 12 longs métrages. Elle sera réservée à des films représentant les cinq continents. «Il s’agit de productions principalement de 2018, réalisées en totalité par des femmes, toute en préservant les coproductions entre deux en plusieurs pays», expliquent les organisateurs. Parmi les films sélectionnés on retrouve «Apatride» de Najiss Nejjar, «Lemonade» de Ioana Uricaru (Canada, Roumanie, Allemagne, Suède), «Slut in a good way» de Sophie Lorain, (Canada), «Carmen y Lola» de Arantxa Echevarria, (Espagne), «A deux heures de Paris» de Virginie Verrier (France). Le jury de cette compétition sera composé de sept femmes de différents pays, horizons et cultures. À la tête du jury, la Chilienne Marillu Mallet, réalisatrice, scénariste et écrivaine.

Celle-ci sera accompagnée de la comédienne égyptienne Yousra El Lozy, la Congolaise Véronique Tshanda Beya, l’actrice marocaine Asmae El Khamlichi et autres. En ce qui concerne les documentaires, le public découvrira la projection «Waithira» de Eva Munyiri (Kenya), «Djamilia» de Aminatou Echard (France), «The Poetess» de Stefanie Brockhaus et Andy Wolff (Allemagne). Cette édition sera également marquée par un hommage posthume à Feu Mohamed Arious, membre du comité d’organisation du FIFFS, ainsi qu’à quatre femmes pour leur parcours cinématographique. Le choix s’est porté cette année sur l’actrice et productrice brésilienne Sara Silveira, la comédienne égyptienne Rania Farid Chawki, la réalisatrice tunisienne Selma Baccar, et enfin la Marocaine Houda Ryhani.

Le FIFFS propose également un forum sous le thème «Les femmes dans le cinéma et le harcèlement sexuel».  Selon les initiateurs, ce forum répondra à un ensemble de questions, notamment «Les femmes arabes vivent-elles dans une situation similaire à celle des femmes occidentales ou ont-elles un contexte social et culturel différent de celui du cinéma occidental? Comment le harcèlement sexuel peut-il être défini légalement ? Quelles sont les modifications définies par les lois dans les pays arabes qui connaissent des cas de harcèlement sexuel graves ? Existe-t-il un cadre conceptuel et juridique précis capable de séparer la tentation du harcèlement ? Seront conviés à ce forum des juristes et des représentants d’organisations de défense des droits des femmes pour évoquer l’entrée en vigueur au Maroc de la loi 13-103 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes. Au programme également, des master class, des ateliers ainsi que la présentation de plusieurs ouvrages de plusieurs écrivaines.

» Source de l'article: aujourdhui

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