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Art & Culture

Le Festival du film de Marrakech rend hommage à Robin Wright et Agnès Varda

16.10.2018 - 21:01
Après Robert De Niro, le festival lève ainsi le voile sur une nouvelle séquence forte de sa 17ème édition, un hommage qui sera rendu à deux femmes aux destins exceptionnels : l’actrice américaine Robin Wright (House of Cards) et la réalisatrice française Agnès Varda, qui recevront toutes les deux l’Étoile d’or du Festival de Marrakech, indiquent les organisateurs dans un communiqué.
Forte d’une riche carrière au cinéma, Robin Wright a alterné les grandes productions et les rôles marquants dans des films indépendants (Forrest Gump, Crossing guard, She’s so lovely, Incassable, etc). En 2013, sa carrière prend un nouvel envol grâce à la série culte « House of Cards », où elle incarne le rôle de Claire Underwood, l’un des personnages féminins les plus marquants et les plus fascinants dans l’univers des séries contemporaines. « Je suis honorée de recevoir l’Etoile d’or du Festival du film de Marrakech cette année. Je suis ravie de visiter le Maroc et reconnaissante d’avoir l’occasion de découvrir la culture marocaine et de profiter d’un si bel endroit », affirme Robin Wright dans une déclaration officielle, citée dans le communiqué.
L’actrice américaine a reçu plusieurs nominations et récompenses, dont le Golden Globe de la meilleure actrice pour son interprétation de « Claire Underwood », faisant d’elle la première actrice à remporter cette récompense pour une série télévisée sur le Web. Elle a également été nommée plusieurs fois aux « Primetime Emmy Awards » dans la catégorie actrice principale pour « House of Cards » entre 2013 et 2017, et la catégorie série dramatique en 2016 et 2017 en tant que productrice de la série. Wright a joué récemment dans « Blade Runner 2049 », « Wonder Woman » et « Justice League », qui sont sortis en 2017. La même année, son court métrage « The Dark of Night » a été présenté en première mondiale au Festival de Cannes.
Figure emblématique, réalisatrice majeure de la Nouvelle Vague, géniale touche-à-tout, Agnès Varda jouit d’une grande reconnaissance internationale (Lion d’or au Festival de Venise, Palme d’or d’honneur au Festival de Cannes, Oscar d’honneur, etc.). Tour à tour photographe, scénariste, actrice, réalisatrice, plasticienne … rien ne semble arrêter son immense curiosité. Son dernier film, « Visages, Villages » co–réalisé avec le jeune artiste JR et nommé aux Oscars 2018, est une nouvelle preuve de la liberté et de la créativité de cette artiste hors normes. « J’ai aimé Marrakech avant que le festival n’existe, mais l’ajout du cinéma me rend encore plus heureuse de revenir et de rencontrer la communauté de cinéastes et cinéphiles marocains et internationaux », déclare Agnès Varda.
Varda est née en 1928 en Belgique, où elle a passé sa petite enfance, avant d’émigrer en France où elle va suivre des cours à l’Ecole du Louvre et à l’Ecole de Vaugirard le soir, en section photographie. En 1954, 5 ans avant la Nouvelle Vague, Agnès Varda crée une société de production CinéTamaris pour son premier long-métrage, La Pointe courte. Cela lui a valu plus tard le titre de « Grand-Mère de la Nouvelle Vague ».
Parmi les 36 films écrits et réalisés par Agnès, alternant courts et longs, documentaires et fictions, les plus connus sont : Cléo de 5 à 7 (1961), Le Bonheur (1964), Sans toit ni loi (1985), Jacquot de Nantes (1991), Les Glaneurs et la Glaneuse (2000), Les Plages d’Agnès (2008), Agnès de-ci de-là Varda (2011), série de voyages et rencontres avec des artistes, etc. Visages Villages (2017), co-réalisé avec l’artiste JR (nommé aux Oscars et aux Césars 2018 – meilleur documentaire et meilleure musique).
La réalisatrice française a reçu en 2015 la Palme d’or d’honneur au Festival de Cannes et l’Oscar d’honneur pour l’ensemble de son œuvre en 2017.
» Source de l'article: liberation

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