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Dans «La Tyrannie du commun» : Hassan Wahbi crée un équilibre entre les identités et les simulacres

28.01.2019 - 15:01

Le nouveau livre «La tyrannie du commun, propos intempestifs sur la société marocaine» de l’auteur marocain Hassan Wahbi crée un équilibre entre les identités et simulacres. Comme le précisent les éditions La Croisée des Chemins, l’auteur tente de saisir, avec un regard aussi critique que précis, deux choses.

Il s’agit, selon la même source, de ce qui fait culte et ce qui dupe, ce qui fait objet de dévotion inconditionnelle dans la société marocaine (les identités) et ce qui prend forme d’un semblant d’identité (les simulacres).

A propos de son livre, Hassan Wahbi précise : «Ce refus du commun, c’est ce qui persiste ici dans ce recueil de textes critiques à considérer comme des «sautes d’intensité», parfois polémiques, parfois faits d’observation ou d’analyse, dans le but de défendre une vie juste, libérée, contre la vie endommagée, verrouillée». Il n’est pas, pour l’auteur, d’autres vies possibles que celles où l’appartenance à sa propre société est consciente, revue par le capital des savoirs humains, rêvée comme devenir, ingénierie novatrice, ouverture d’autres chantiers pour la pensée et la question sociale.

Selon les éditions, la démarche entreprise par  l’auteur est une tentative réussie dont le résultat est un ouvrage qui donne à réfléchir, voire qui se veut parfois volontairement polémique, et qui ne fait aucune concession au puritanisme, au néo-conformisme, à l’obsession religieuse ou aux jeux de masques et au clientélisme, etc. «Une liberté de penser aussi rafraîchissante qu’incontournable en cette période», estiment les éditions.

Pour expliciter le propos du livre, la même source prend appui dans notre vie sociale qui ne se nourrit pas uniquement de la dynamique et de la volonté factuelles. Elle est aussi le lieu d’un excès idéologique, de représentations collectives mystificatrices qui transforment les crédos hérités en vérités naturelles comme l’obsession religieuse, l’exaltation de l’identité, les stratégies de l’imposture et de la censure, le ressentiment face à l’Histoire, les formes exacerbées de la tradition, le rapport au corps, etc. «En démonter les fausses évidences est à l’origine de ce livre. C’est une sorte de chagrin sociologique devant certains phénomènes extrêmes et «fascisants» de ce qu’on croit être la norme, la correcte attitude», détaillent les éditions.

Quant au caractère critique, il l’est, selon la même source, non en vertu d’un relativisme béat, mais pour l’écart nécessaire qui permet de penser, de rêver, de vivre autrement la quête du sens, la beauté de la différence, l’émancipation du sujet, la sortie de la communauté conservatrice, des présuppositions admises sans discussion, de la domestication de l’esprit. «Sans donner un texte organique mais s’attachant à divers phénomènes significatifs, le présent ouvrage est chaque fois une tentative d’élucidation car la tyrannie du commun reste le pouvoir du commun qui ne supporte pas la discussion, les clairières de la subjectivité, la société ouverte, la quête inachevée», avancent les éditions.

Pour la même source, si l’auteur s’alarme du sort de sa société, c’est qu’il y va de la respiration intérieure et d’un autre horizon de la sensibilité intellectuelle hors la pesanteur des dogmes et de leurs thuriféraires. Un livre susceptible d’être, dans l’ensemble, philosophique de par les pensées existentialistes de l’auteur.

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