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Les boulangers en grève, les Marocains s’adaptent

27.03.2014 - 11:13
Les Marocains se sont adaptés tant bien que mal à la grève observée par les quelque 13 000 boulangers de la fédération nationale des patrons de pâtisserie et boulangerie mercredi et jeudi.

Les Marocains se sont adaptés tant bien que mal à la grève observée par les quelque 13 000 boulangers de la fédération nationale des patrons de pâtisserie et boulangerie mercredi et jeudi.

Ceux qui n’ont pas acheté leur pain la veille ou fait leur propre pain à la maison se sont retrouvés en pénurie. Ils  ont ainsi pris d’assaut les rares boulangeries disponibles ou encore les grandes surfaces de distribution, pour acheter toast et autre semblant de pain emballé. C’est ce qui a été constaté ce mercredi 26 mars.

Pour leur part, la plupart des boulangeries se sont conformées à la consigne lancée par la Fédération nationale des patrons de pâtisserie et boulangerie : ne pas vendre de pain.

Certaines bien qu’ouvertes font ainsi revenir bredouille tout client demandant une  baguette. D’autres  boulangeries n’ont tout simplement pas ouvert mercredi.

Mais on trouve toute de même des exceptions : « Ne pas vendre du pain pendant deux jours impactera négativement mon chiffre d’affaire, d’autant que j’ai d’énormes charges à payer », a expliqué à ALM un gérant de pâtisserie à Casablanca. Ce dernier  a continué à exercer son activité bien que l’apparence, les rideaux de son magasin à moitié fermés,  laisse penser le contraire.

A noter que la Fédération nationale des patrons de pâtisserie et boulangerie revendique une hausse des prix de pain de 10 à 30 centime, selon les régions. Ils justifient cela par le coût élevé de la production. Ils revendiquent aussi  l’application du contrat-programme 2011-2015 signé par le gouvernement Abbas El Fassi, lequel prévoit la création d’une école de boulangerie, une baisse des prix de l’électricité, une réforme de la fiscalité relative au secteur, la résolution des problèmes liés à la sécurité sociale, et des mesures de  lutte contre l’informel. Par ailleurs,  le secteur exige des négociations avec Abdelilah Benkirane et non pas avec le ministre des Affaires générales, Mohamed Louafa. Et pour cause, ce dernier reste ferme dans sa position face  au « chantage des boulangers ».

» Source de l'article: aujourdhui

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