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La Bourse de Casablanca se dotera d’ici la fin de l’année de nouveaux mécanismes permettant d’améliorer la liquidité

09.04.2014 - 11:28

La Bourse de Casablanca se dotera d’ici la fin de l’année de nouveaux mécanismes qui constitueront un levier pour améliorer la liquidité, aujourd’hui « trop faible », a affirmé le Directeur général de la Place, Karim Hajji, soulignant que ce dispositif devra être plus attractif pour les investisseurs.

« Nous travaillons avec le gouvernement à la création d’un cadre légal créant de nouveaux mécanismes qui devraient voir le jour d’ici la fin de l’année, à savoir notamment le pré-emprunt de titres. Ce sera un levier important pour améliorer la liquidité trop faible aujourd’hui », a précisé M. Hajji dans un entretien publié lundi sur le site de l’hebdomadaire français « L’Usine Nouvelle ».
« La loi concernant le pré-emprunt de titres est passée. Le décret d’application aussi. Il reste un amendement en cours de discussion pour rendre ce dispositif plus attractif pour les investisseurs », a-t-il fait savoir, notant que ce mécanisme offre « la possibilité pour un investisseur institutionnel de prêter ou d’emprunter des actions ou des obligations et de pouvoir les céder immédiatement sur le marché ».
« Nous n’avons pas encore de marché à terme, ni de règlement différé. On ne peut se positionner qu’à la hausse. Or, pour qu’une bourse fonctionne, les anticipations à la hausse comme à la baisse doivent pouvoir s’exprimer. Ce qui permet d’établir des cours d’équilibre plus conformes à la valeur de marché. Le pré-emprunt va donc faciliter l’amélioration de la liquidité », a-t-il expliqué.
M. Hajji a également indiqué que le marché boursier est appelé à jouer à l’avenir un rôle plus important dans l’économie marocaine, faisant observer que les banques marocaines affichent déjà aujourd’hui un niveau de financement très important puisqu’elles financent plus de 90 pc des besoins de l’économie et sont à 110 pc de coefficient d’emploi.
Il a, d’autre part, affirmé que la bourse peut jouer un rôle important pour faire face au déficit de financement bancaire du secteur de la construction et de l’immobilier à travers le développement d’autres types de financement via des fonds immobiliers.
M. Hajji a, par ailleurs, souligné que la montée en puissance de Casablanca Financial City (CFC), qui est à la fois un cadre institutionnel et fiscal attractif et un quartier physique de la ville où seront regroupées de nombreuses institutions financières, dont la Bourse à partir de 2016, « va considérablement accroître la visibilité de notre place ».
La Bourse de Casablanca, dont les indices sont dans le vert depuis le début de l’année, s’attend à une introduction importante d’une entreprise très rentable qu’elle a beaucoup d’investissements à réaliser, à savoir Marsa Maroc, a-t-il dit, estimant que cette introduction, prévue en septembre prochain, portera sur 30 pc de son capitale.
M. Hajji a, en outre, affirmé que la capitalisation boursière de Casablanca représente 50 pc du PIB ce qui est « très significatif car en Afrique, la moyenne est de 10 pc », notant que hors l’Afrique du Sud, la place casablancaise est celle qui affiche la « market cap » la plus élevée en Afrique rapporté au PIB.

» Source de l'article: aujourdhui

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