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Economie

Salon Grain & Milling Expo : L’intégration débattue par les opérateurs céréaliers

11.10.2019 - 16:14

Le Salon Grain & Milling Expo à été inauguré par le ministre Akhannouch

Au lendemain du lancement officiel de la campagne agricole 2019-2020, Casablanca a abrité, mercredi 9 octobre, un événement agricole phare. Il s’agit du Grain & Milling Expo, le rendez-vous biennal des professionnels de la première et deuxième transformation des céréales et dérivés qui célèbre cette année sa 2ème èdition. Une étape qui permet aux opérateurs céréaliers et leurs partenaires commerciaux, techniques, financiers et institutionnels nationaux et internationaux de partager leurs expériences et s’informer des dernières tendances de ce secteur à forte valeur ajoutée. En effet, la filière céréaliére est l’un des leviers de l’agriculture marocaine. Lors de l’inauguration du salon, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a mis en exergue l’importance et le poids de cette filière sur le plan agricole. Le ministre évoque dans ce sens une participation de 10 à 20% de la filière céréalière à la valeur ajoutée agricole. Une part qui dépend du volume pluviométrique de chaque saison. Parmi les indicateurs relevés par le ministre de tutelle, on cite également une contribution de 30% de cette filière à l’emploi rural.

S’agissant du développement de la céréaculture, Aziz Akhannouch indique que «le secteur dispose aujourd’hui d’importantes industries de transformation, ce qui illustre sa bonne dynamique». Pour ce qui est de l’industrie céréalière, le ministre observe «une surcapacité». «Nous disposons d’une capacité de 110 millions de quintaux, soit un volume additionnel de 40% par rapport aux besoins des minoteries», indique-t-il.

Le ministre a, par ailleurs, souligné l’engagement de l’interprofession à structurer cette filière et à rehausser ses perspectives de développement. Le Salon Grain & Milling Expo, dont les travaux prendront fin vendredi 11 octobre, illustre cette dynamique.

Une plate-forme qui s’internationalise

Organisé par la Fédération nationale de la minoterie (FNM), le Salon traitera de l’intégration comme levier de développement de la filière céréalière. Une centaine d’exposants marocains et étrangers prend part à cette nouvelle édition qui devra accueillir dans un espace de 5.000 mètres carrés près de 2.000 visiteurs. «L’événement intervient en continuité logique et améliorée des journées techniques de l’IFIM, dont la 6ème édition a été tenue en mai 2015. Après son internationalisation, le salon se veut un véritable carrefour B to B et une vitrine d’exposition des nouveautés en matière de produits, d’équipements, d’installations et de services. Il constitue, également, une occasion de s’enquérir des actualités et des avancées du secteur meunier et céréalier», indique pour sa part Chakib Laalj, prèsident de la FNM.

Le cycle de coopération FNM-Canada bouclé

Le Salon est également une plate-forme pour la conclusion d’une panoplie de conventions entre la Fédération et ses partenaires en amont et en aval ainsi que  pour la clôture de plusieurs projets lancés avec les partenaires nationaux et internationaux. C’est d’ailleurs ce qui a été matérialisé avec la coopération canadienne à quelques heures de l’ouverture du Salon. La FNM et la coopération canadienne ont bouclé un cycle de partenariat de six années. Un engagement qui a donné ses fruits en termes de formation et recherche. «Nous avons accompagné la Fédération durant les 6 dernières années à travers un appui financier de 6 millions de dollars canadiens ayant permis à la FNM de renforcer son offre de  formation destinée aux minotiers ainsi que d’améliorer ses équipements et son infrastructure», reléve-t-on de Patrick Le Mieux, conseiller de la coopération au niveau de l’ambassade du Canada.

Ce  partenariat a permis à la FNM de mettre en place un agrolab et un centre d’expertise. Des infrastructures qui tendent à améliorer l’analyse des produits disponibles sur le marché national et d’en créer de  nouveaux. L’appui financier du Canada a également permis à la FNM d’appuyer techniquement des coopératives marocaines, notamment celles constituées de femmes, et ce en mettant à leur disposition des formations de qualité et des incitations qui leur donnant la possibilité  de commercialiser leur produit en bonne et due forme.

Ce renforcement de structures de la FNM a permis  à la Fédération d’élargir  son champ d’action au niveau continental en attirant des minotiers subsahariens.

» Source de l'article: aujourdhui

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