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Economie

Un observatoire dédié à la Réserve de biosphère de l’arganeraie dans le pipe

23.10.2019 - 11:34

Il touchera tous les éléments dynamiques du territoire de cette dernière

Depuis 1998, l’arganeraie a été déclarée par l’Unesco première réserve de biosphère du Maroc sur une superficie de plus de 2,5 millions d’hectares. Elle concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Ou Tanane, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant, Sidi Ifni et Essaouira.

Un observatoire dédié à la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA) verra prochainement le jour et touchera tous les éléments dynamiques du territoire de cette dernière.

La mise en place de l’observatoire est une recommandation du plan de gestion de la RBA et son rôle est de permettre le suivi de la dynamique de la RBA et l’apport d’informations pertinentes et d’appréciations, à travers des analyses de données, qui vont constituer un élément clef pour les décisions à prendre pour la gestion durable de la réserve. En effet, depuis 1998, l’arganeraie a été déclarée par l’Unesco première réserve de biosphère du Maroc sur une superficie de plus de 2,5 millions d’hectares. Elle concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Ou Tanane, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant, Sidi Ifni et Essaouira.

Le plan cadre de la réserve constitue un outil d’orientation de la gestion développé selon une approche multidisciplinaire et participative, qui trace les axes de la stratégie régionale de développement et de conservation de l’arganeraie dans un cadre partenarial. Le plan vise à amener les interventions au niveau du territoire de la RBA vers une action collective assurant les objectifs et fonctions assignés aux réserves de biosphère. Ainsi le cadre a été tracé avec des actions à opérationnaliser comme il a apporté un zonage dont le rôle et l’adoption devraient être acquis par tous les intervenants dans ce territoire.

Un zonage de la réserve a permis d’individualiser les trois zones stipulées dans les normes du réseau MAB de l’Unesco relatives à la création des réserves de biosphère, premièrement des aires centrales (zones A) ou zones de protection intégrale à long terme. Ainsi, 18 zones centrales ont été individualisées au niveau de la RBA avec une superficie cumulée d’au moins  17.000 ha. Deuxièmement des zones tampons (zone B) entourant ou juxtaposant les aires centrales et sont destinées à être gérées en vue d’une production compatible avec les pratiques écologiquement durables. En effet, 13 zones tampons ont été identifiées d’une superficie cumulée de l’ordre de 560.000 ha. Et troisièmement des zones de transition ou «zone C». Elles comprennent les espaces de la RBA non couverts par les zones A et B. L’objectif assigné à ces zones est la concrétisation d’un développement harmonieux et cohérent.

Les mesures potentielles dans les zones centrales permettent d’assurer une protection durable et une conservation de la biodiversité sous diverses formes. Ce qui nécessite le suivi de l’évolution de l’état des lieux qui permet de cerner toute la problématique fondamentale de chaque zone centrale et en accord avec la population riveraine pour respecter les dispositions de préservation.

Par ailleurs plusieurs changements s’opèrent sur les différentes zones de la RBA. La connaissance temporelle des évolutions de ces espaces est d’une grande importance dans l’explication et l’orientation des certains choix liés au fonctionnement et à la gouvernance de la RBA. Le suivi de la dynamique naturelle et de la dynamique territoriale avec ses aspects socio-économiques et enjeux locaux de ces zones incite à l’installation d’observatoires pour l’ensemble des zones A et B.

Notons que ce projet est chapeauté par la direction régionale des eaux et forêts et de lutte contre la désertification du Sud-Ouest à Agadir.

» Source de l'article: aujourdhui

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