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Economie

Abengoa et le département de l’agriculture distingués à l’international

02.11.2019 - 16:13

Le projet d’usine de dessalement de Chtouka remporte à Dubaï le prixdu meilleur partenariat public-privé

Le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle à de réelles mesures de contrôle des prélèvementssur la nappe.

Le projet de construction de l’usine de dessalement de Chtouka a remporté le prix du Public-Private Partnership (meilleur partenariat public-privé) lors de la conférence internationale que l’Association internationale de dessalement (IDA) a tenue du 20 au 24 octobre à Dubaï. Les travaux de construction de cette usine de dessalement ont débuté en juillet 2018 et se trouvent actuellement à un taux d’avance de 47%. Ce prix a été reçu par le PDG d’Abengoa, Joaquín Fernández de Piérola, et le directeur de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole au sein du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, et reconnaît les entreprises qui sont un «modèle de collaboration et créativité».

Selon un communiqué d’Abengoa, «il s’agit notamment d’un projet unique pour deux clients: l’ONEE (Office national de l’électricité et de l’eau potable) et le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts du Maroc, né de la mutualisation de deux projets et qui va permettre la construction d’une grande usine de dessalement avec une capacité de production totale de 275.000 m3 d’eau traitée par jour, qui sera la plus grande usine conçue pour une utilisation combinée de l’eau potable et l’irrigation».

En effet, la clôture financière du projet a eu lieu en avril 2018 avec la participation d’un groupe de banques dirigé par BMCE Bank et composé de BCP (Banque centrale populaire), CIH (Crédit immobilier et hôtelier) et CDG Capital (Caisse de dépôt et de gestion).

Le contrat prévoit la possibilité d’élargissement de la capacité de production jusqu’à 400.000 m3/jour et la construction du réseau d’irrigation correspondant pour une superficie de 13.600 ha, ainsi que l’option de fonctionnement à partir d’énergie éolienne.

Ce projet d’envergure, le premier du genre, est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) aux niveaux local, régional et national (exploitants agricoles, élus, autorités locales, départements ministériels, …), de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau. Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au sud d’Agadir et à l’est du Parc national du Souss-Massa.

En effet, ce dernier vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa.

Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle à de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe.

Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.

» Source de l'article: aujourdhui

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