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Economie

Développement durable : Lydec, un acteur engagé

12.11.2019 - 18:45

L’entreprise a mis en œuvre plusieurs projets ces dernières années, dans son territoire d’ancrage, le Grand Casablanca

Lydec s’est engagée, en amont de la COP22, à atteindre à l’horizon 2020 une part de 10% d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables.

Lydec, de par ses activités et ses métiers, a naturellement saisi l’importance des enjeux relatifs au changement climatique et à la transition écologique. L’entreprise a, donc, mis au cœur de sa raison d’être et de son projet d’entreprise la contribution au développement durable de son territoire d’ancrage, le Grand Casablanca. En ligne avec les référentiels internationaux et nationaux du développement durable (Objectifs de développement durable – ODD des Nations Unies, Stratégie nationale de développement durable – SNDD,…), l’adoption, en 2018, d’une nouvelle feuille de route développement durable 2030 illustre, en effet, les engagements et les objectifs de Lydec pris en faveur de l’économie verte et circulaire, en particulier ceux en lien avec l’urbanisation durable et la ville de demain ainsi que la gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique. L’économie circulaire cherche, entre autres, à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique). C’est ainsi que, dans une démarche volontariste, Lydec s’est aussi engagée, en amont de la COP22, à atteindre, à l’horizon 2020, une part de 10% d’énergie consommée à usage interne issue de sources renouvelables. C’est un des trois engagements «métiers» que l’entreprise a lancés quelques mois avant la tenue de la COP22 en 2016 à Marrakech. Des engagements qui répondent, en effet, aux enjeux d’atténuation et d’adaptation au changement climatique sur son territoire d’ancrage. Le délégataire casablancais est également engagé à économiser la ressource en eau, précisément l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 1,2 million d’habitants d’ici 2020 (par rapport à 1997).

Grâce à des technologies innovantes pour la détection et la réparation des fuites d’eau, aussi bien sur le réseau desservant les habitations qu’au niveau des branchements et des compteurs, Lydec a pu économiser, en 2018, l’équivalent de 51 millions de m3 d’eau par rapport à 1997, soit le volume annuel nécessaire à plus d’un million d’habitants. Outre les technologies smart utilisées pour la préservation de la ressource en eau, Lydec anticipe les enjeux à venir à travers l’expérimentation de la réutilisation des eaux usées traitées, afin de pouvoir demain disposer de ressources en eaux alternatives. En 2013, Lydec a mis en service la Station d’épuration des eaux usées de Médiouna dimensionnée pour 40.000 équivalents habitants extensibles à 80.000. Première STEP en Afrique du Nord à utiliser un processus combinant le procédé des boues activées et la technologie membranaire, certifiée selon la norme ISO 14001, cet ouvrage performant atteint une qualité d’épuration qui permet la réutilisation des eaux à des fins d’irrigation agricole.

Pour démontrer la possibilité de la réutilisation des eaux épurées de la STEP dans l’agriculture urbaine et biologique, la Fondation Lydec a aménagé, en 2016, en partenariat avec une association d’universitaires- l’Association recherche-action pour le développement durable (ARADD)- un espace expérimental d’agriculture urbaine de 1.600 m², sur le site de la station. Cet espace propose 7 zones de cultures (jardin potager, forêt comestible avec arbres fruitiers, plantes aromatiques…) comportant une pépinière ainsi qu’une zone de biodiversité et un espace de compostage.

Les eaux usées traitées de la STEP sont utilisées pour l’arrosage du jardin et les boues déshydratées sont utilisées comme fertilisants. L’espace est aussi un lieu de sensibilisation ouvert à l’ensemble de nos parties prenantes (scolaires, étudiants, riverains, associations, agriculteurs, élus…) en faveur de la protection de l’environnement et du développement de l’économie circulaire. Il s’agit là d’une solution concrète qui répond aux enjeux du stress hydrique, mais aussi d’un développement territorial équilibré, conformément à l’Objectif 11 de développement durable des Nations Unies sur les villes et les communautés durables. Cet espace expérimental d’agriculture urbaine, site pilote du «Reuse» à Lydec, a ainsi reçu, en juillet 2018, le Prix Hassan II pour l‘environnement, dans la catégorie «Initiatives des Entreprises». Récemment, l’Association internationale Climate Chance a intégré cet espace expérimental dans sa cartographie de l’action. Il s’agit d’un outil dynamique de diffusion de projets menés dans le monde entier par des acteurs non-étatiques engagés dans la lutte contre le changement climatique. Lancé en 2018, l’objectif de cette cartographie est de favoriser l’échange multi-acteurs et d’encourager la création de nouvelles initiatives en diffusant les bonnes pratiques. Le volet technique et l’approche partenariale sont, en effet, tous deux essentiels au développement de l’économie circulaire.

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