Revue de presse des principaux journaux Marocains

Economie

Industrie agroalimentaire : Intégration renforcée de l’amont productif et l’aval de transformation agricole

12.12.2019 - 19:41

Le marché de l’alimentation du Maroc se développe à grands pas. Le Royaume, de par ses politiques ambitieuses, a réussi à tisser un écosystème performant qui séduit les investisseurs du monde entier.

Le pays est sans conteste une destination phare de l’industrie alimentaire dans la région. Un positionnement qui se renforce au fil des ans et fait de ce secteur l’un des piliers de l’économie nationale. Cette orientation a été appuyée par le Plan Maroc Vert. Un dispositif ayant révolutionné l’agriculture marocaine. Grâce à cette stratégie le Maroc s’est engagé dans une politique agricole volontariste. Depuis 2008, le Royaume a ancré l’activité agricole au cœur d’une dynamique de compétitivité, de diversification territoriale, de durabilité et d’ouverture à l’international. Des directives ayant porté leurs fruits et ont consolidé la contribution du secteur à la création de richesse et de croissance. Les dix dernières années ayant marqué le déploiement du Plan Maroc Vert ont été marquées par une intégration soutenue de l’amont et l’aval agricole. Ceci s’est traduit par des investissements colossaux et des rendements importants aussi bien à l’échelle nationale et internationale. Tour d’horizon des principales réalisations atteintes dans ce sens.

Des agropoles pour une offre agricole moderne et performante

Action transversale par excellence, la création d’agropoles sur le territoire national vient consacrer deux orientations stratégiques, à savoir celles du secteur agricole et du secteur industriel. Des synergies ont été créées entre les deux tutelles pour doter le Royaume d’unité industrielle de qualité intégrant ainsi l’amont agricole et l’aval industriel. Un programme ambitieux a été mis en place alimentant ainsi les principaux bassins de production agricole de plates-formes intégrées.

Le choix s’est porté sur Meknès, Berkane, Tadla, Souss, le Gharb, le Loukkos et le Haouz. L’idée étant de mettre à la disposition des investisseurs potentiels des terrains aménagés pour l’installation de projets d’investissement. A ce jour, quatre agropoles sont mises en place (Meknès, Berkane, Tadla et Souss) dont les lots sont en phase de commercialisation auprès des investisseurs. Ces parcs industriels sont conçus sous les dernières normes internationales. Les agropoles proposent en effet une offre agricole moderne et performante. Ces cités agro-industrielles intégrées abritent en leur sein des Qualipoles installées par le ministère de l’agriculture.

Considérées comme guichet unique mis au service des opérateurs, ces structures intègrent des laboratoires de dernière génération (laboratoires de l’INRA, ONSSA et EACCE), des espaces d’expérimentation et de formation, ainsi que des services de contrôle qualité et d’exportation.

Un contrat programme ambitieux pour les agro-industriels

En vue de stimuler davantage l’investissement agro-industriel, les ministères de l’agriculture et de l’industrie,  en concertation avec les professionnels de l’agriculture marocaine, ont mis en place une stratégie de développement des industries agroalimentaires. Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité des engagements pris par les deux départements ministériels et ce dans l’optique de consolider davantage l’intégration entre l’amont productif et l’aval de transformation. Cette vision s’est soldée par la signature d’un contrat programme en avril 2017. Ce chantier tend à développer l’offre agro-industrielle à travers la valorisation des produits et exportations agricoles. La finalité étant d’accélérer le développement de l’agro-industrie à l’horizon 2021.

Ce contrat programme, ciblant huit filières agricoles, porte sur un investissement de 12 milliards DH à l’horizon 2020 dont 8 milliards DH de contribution des opérateurs privés, 2,8 milliards de dirhams du ministère de l’agriculture et 1,2 milliard DH du département de l’industrie.  Les objectifs fixés dans ce sens concernent la valorisation des agrumes, la valorisation des fruits et légumes ainsi que la transformation des fruits et légumes. Le contrat programme s’articule également autour de l’industrie de l’huile d’olive, l’industrie laitière, l’industrie des viandes, l’industrie de la biscuiterie, la confiserie et la chocolaterie et l’industrie des pâtes et couscous. 

En termes d’impacts socio-économiques, cette feuille de route ambitionne de créer à l’horizon 2021 plus de 38.000 emplois permanents, un chiffre d’affaires annuel additionnel de 42 milliards DH, un chiffre d’affaires annuel additionnel à l’export de 12,5 milliards de dirhams et une valeur de chiffre d’affaires annuel additionnel, et une valeur ajoutée additionnelle de 13 milliards DH.

Des avancées encourageantes sur le plan opérationnel

L’élan insufflé dans la sphère industrielle s’illustre par des indicateurs performants. Il ressort que 194 projets ont été déposés pour un montant d’investissement de 5,1 milliards de dirhams permettant la création de plus de 25.000 emplois.

Ces chiffres représentent 53% de l’objectif 2021 en termes de nombre de projets, 43% en termes d’investissements et 65% en termes de création d’emplois. Quant à l’export, les produits agricoles consolident leur positionnement sur le marché international. Sur les 10 dernières années, le secteur voit son PIB et exportation doubler sans oublier l’augmentation avérée de la production de la majorité des filières.

La tutelle relève à cet effet des hausses de 83% pour les agrumes, de 93% pour les céréales et l’arboriculture, de 136% pour les olives, de 34% pour le maraîchage, de 62 % pour les dattes, de 214% pour les semences, de 53% pour les viandes rouges et de 41% pour les viandes avicoles.

» Source de l'article: aujourdhui

Autres articles