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Economie

Une croissance de 3,5% pour le Maroc en 2020

20.01.2020 - 17:44

La Banque mondiale anticipe un rebond pour l’économie nationale

Selon la Banque mondiale, les réformes politiques et la résilience du tourisme devraient stimuler la reprise de la croissance du Maroc. Ce rebond attendu intervient au moment où la région Moyen-Orient-Afrique du Nord afficherait une croissance de l’ordre de 2,4% en 2020.

Des anticipations positives ont été formulées par la Banque mondiale en faveur du Maroc. La croissance économique du pays devrait connaître un redressement au titre de cette année. Une amélioration qui, selon l’institution financière internationale, serait tirée par l’activité touristique, et ce à l’instar de la Tunisie. «Les réformes politiques et la résilience du tourisme devraient stimuler la reprise de la croissance du Maroc», peut-on relever de la Banque mondiale.

Le Maroc devrait atteindre, selon les prévisions de la Banque mondiale, une croissance de l’ordre de 3,5% en 2020. Ce taux ira crescendo pour atteindre les 3,6% en 2021 et 3,8% en 2022. Ce rebond attendu de l’économie nationale intervient au moment où la région Moyen-Orient-Afrique du Nord afficherait une croissance de l’ordre de 2,4% en 2020.

Se référant à la Banque mondiale, la croissance régionale s’inscrirait en accélération. Cette dynamique régionale serait portée par la hausse des investissements, favorisée par les projets d’infrastructure du secteur public et l’amélioration du climat des affaires. En Afrique du Nord, la croissance de la Tunisie devrait s’améliorer de 2,2% en 2020 pour se stabiliser à 2,6% en 2021 et 2022. L’économie algérienne devrait afficher une croissance de 1,9% durant cet exercice pour se situer à 2,2% en 2021 et 2022.

Cette prévision tient compte de l’atténuation de l’incertitude politique et le redémarrage de l’investissement au niveau de ce pays. Dans un spectre plus large, l’économie iranienne devrait se stabiliser en 2020 et ce après un net ralentissement en 2019. «L’économie iranienne devrait se stabiliser après une année de contraction, à mesure que l’impact des sanctions diminue et que la production et les exportations de pétrole se stabilisent», relève-t-on de la Banque mondiale. La Banque mondiale fait observer également que les investissements associés à la reconstruction et à l’assouplissement budgétaire devraient soutenir la croissance de l’Irak. Cette dernière devrait atteindre les 5,1% en 2020 pour revenir à 2,7% en 2021 et 2,5% en 2022.

En Égypte, la hausse continue de la consommation privée et de l’investissement porterait la croissance économique à 5,8% durant 2020.

La Banque mondiale note par ailleurs dans sa publication relative aux perspectives de croissance de la région MENA que les projections émises à moyen terme dépendent de l’atténuation des conflits armés et de la maîtrise de leurs retombées régionales. «L’incertitude quant au rythme des réformes assombrit également les perspectives de croissance de la région MENA, en particulier dans les économies hors Conseil de coopération du Golfe», souligne l’institution financière.

Et d’ajouter qu’«une forte augmentation de la volatilité des prix du pétrole pourrait compliquer ou retarder les rééquilibrages budgétaires dans les pays exportateurs ou importateurs de pétrole. Elle pourrait, également, retarder les programmes d’investissement dans les pays exportateurs et entraver les réformes des subventions dans les pays importateurs en augmentant l’incertitude associée aux futures sources de revenus et de recettes». Pour rappel, la Banque mondiale anticipe un léger rebond de l’activité économique au niveau mondial. Elle devrait ainsi s’établir à 2,5% contre 2,4% en 2019. En dépit de la reprise dans les économies émergentes et en développement, le taux de croissance par habitant resterait inférieur aux moyennes à long terme. Sa progression se fera, toutefois, trop lente.

» Source de l'article: aujourdhui

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