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Economie

Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 : La communication se renforce autour du dispositif

29.01.2020 - 18:52

Les projets menés visent par ailleurs à assurer une utilisation rationalisée de ces ressources ainsi qu’à développer des ressources non conventionnelles telles que la réutilisation des eaux usées traitées.

Les réunions de communication autour du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation pour la période 2020-2027 s’enchaînent. Les différentes régions du Maroc discutent de ce dispositif portant sur une enveloppe globale de 115,4 milliards de dirhams. Ce programme, découlant de la Haute orientation royale, s’inscrit dans la continuité de la politique engagée en matière de barrages et d’infrastructures hydrauliques. L’ambition étant de renforcer et de diversifier les ressources d’approvisionnement, d’accompagner la hausse de la demande, de garantir la sécurité hydrique du Royaume et de lutter contre les effets des changements climatiques. Le programme tend en effet à garantir le développement des zones rurales par le renforcement des ressources en eau destinées à l’irrigation. Les grandes lignes de cette feuille de route ont été détaillées, mardi 21 janvier, simultanément dans l’Oriental et à Beni Mellal-Khénifra où les opérateurs des deux régions ont été sensibilisés à cette initiative. Détails

Barrages : 94 sites identifiés dans l’Oriental

Dans la région de l’oriental, le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation à l’horizon 2027 tend à combler le manque enregistré au niveau des ressources hydriques. Le dispositif portera sur la construction de petits barrages et barrages collinaires. A cet effet 94 sites ont été identifiés dans la région. Citons à cet effet le projet d’agrandissement du barrage Mohammed V à Taourirt qui portera la capacité de stockage de 250 millions mètres cubes à 1 milliard mètres cubes à terme ainsi que la construction de nouveaux barrages dans les provinces de Berkane, Driouch et Figuig ou encore le barrage Targa ou Madi en cours de construction dans la province de Guercif.

De même, le programme natoional prévoit d’autres chantiers notamment en matière de gestion de la demande et d’économie et valorisation de l’eau, de renforcement de l’approvisionnement en eau potable, de traitement et réutilisation des eaux usées et de communication et sensibilisation à la préservation de l’eau. Notons qu’en dépit des ressources en eau limitées, la région de l’Oriental a connu ces dernières années la réalisation de plusieurs projets et programmes axés sur la généralisation de l’accès à l’eau potable et la préservation des ressources hydriques.

Les projets menés visent par ailleurs à assurer une utilisation rationalisée de ces ressources ainsi qu’à développer des ressources non conventionnelles telles que la réutilisation des eaux usées traitées. Ainsi, 1,86 milliard de dirhams ont été engagés pour la réalisation des projets intégrés dans le secteur de l’eau au niveau de l’ensemble des provinces de l’Oriental. A cela s’ajoute le programme d’irrigation de 1.500 hectares de terres agricoles dans la zone frontalière à travers l’usage des eaux usées traitées. Ce programme s’inscrit en effet dans le cadre du plan Grand Oujda (vision 2020) pour un montant de 204 millions de dirhams. La région connaît également le déploiement du programme de réduction des disparités en milieu rural 2017-2013 ayant consacré une enveloppe de 300 MDH au renforcement de l’approvisionnement en eau dans le milieu rural. De même, un montant de 204 millions de dirhams a été destiné à la réalisation de projets dans le secteur de l’eau au titre de 2020.

Irrigation localisée : 13.844 hectares reconvertis à Béni Mellal-Khénifra

Au niveau de la région de Béni Mellal-Khénifra, tous les efforts ont convergé vers une mise en œuvre optimale des projets du programme national d’économie d’eau et d’irrigation (PNEEI). Un large éventail de projet a été mis en place. En agriculture, on relève la reconversion collective en irrigation localisée inscrite dans le cadre de la troisième phase du plan agricole régional de 13.844 hectares au profit de 3960 bénéficiaires au niveau des différentes communes rurales de la région. S’agissant de la reconversion individuelle en irrigation localisée, les représentants de la région évoquent l’équipement d’une superficie de 8.550 hectares ainsi que l’amélioration de l’équilibre hydraulique du canal principal sur une superficie de 22.235 hectares profitant ainsi à 5.500 bénéficiaires. L’engagement étant de renouveler et de moderniser les équipements hydro- agricoles afin d’assurer un contrôle efficient du débit et renforcer à cet effet l’efficacité au niveau des canaux. Il a également été procédé au développement des petits et moyens périmètres d’irrigation avec une programmation à terme de 240 kilomètres de seguias et la création de 97 points d’eau dédiés à l’abreuvement du cheptel.

Il a été rappelé également que dans le cadre du Programme prioritaire national d’approvisionnement en eau, l’offre hydrique dans la région a été renforcée notamment avec la réalisation de 5 grands barrages d’une capacité de 224 millions mètres cubes. Notons que deux grands barrages sont programmés totalisant ainsi une capacité de 245 millions m3. D’une enveloppe globale de 2,4 milliards de dirhams, il est question du barrage de Tyoughza à Azilal (160 millions m3) et Tagzert à Béni Mellal (85 millions m3).

Ces barrages contribueront à l’approvisionnement en eau potable et les eaux d’irrigation au niveau des périmètres irrigués. Et de souligner que 61 petits barrages sont programmés dans le cadre du Programme prioritaire totalisant ainsi plus de 260 millions de dirhams. 27 barrages sont prévus à Azilal, contre 10 à Béni Mellal, 20 à Khénifra, 3 à Khouribga et 1 à Fkih Ben Saleh. Pour ce qui est de la réutilisation des eaux traitées, quatre projets sont programmés au niveau de la région dont trois à Béni Mellal. L’objectif formulé dans ce segment est d’atteindre 6 millions de mètres cubes annuellement à l’horizon 2026.

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