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Economie

Un lundi noir pour la Bourse de Casablanca

13.03.2020 - 19:35

Pétrole, coronavirus … les marchés boursiers cèdent à la panique

Le secteur du tourisme n’est pas épargné  et l’impact  sur les revenus du tourisme pourrait être important. Il est impossible pour l’instant de mesurer les dégâts.

C’est un lundi noir pour les places financières mondiales. La panique boursière s’est propagée sur l’ensemble du globe. Sous les effets conjugués de la propagation du coronavirus et de l’effondrement des prix du pétrole, les Bourses mondiales s’effondrent. Les cours du pétrole connaissaient lundi leur pire chute depuis la première guerre du Golfe en 1991 : vers 07h00 GMT le baril de brut américain WTI s’effondrait de 27,83%, à 29,78 dollars, et le Brent de la mer du Nord plongeait de 26,02%, à 33,49 dollars. Au Maroc, ce lundi, vers 13h18 le Masi, l’indice global composé de toutes les valeurs de type action, a chuté de 5,97% évoluant sous la barre des 11.000 points pour s’établir à 10.788.47 points.

Le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, a reculé de 6,12%, à 8774,41 points. Concernant les indices internationaux, le FTSE CSE Morocco 15 a perdu 7,55%, à 9322,86 points. L’Indice FTSE CSE Morocco All Liquid a reculé de 6,43%  à 9193,92 points. L’indice de référence Environnement, Social et Gouvernance (ESG) «Casablanca ESG 10» a baissé, quant à lui,  de 6,62%%, à 828,47 points. Aujourd’hui, l’accroissement des cas de contamination du Covid-19 qui va de pair avec la hausse des préoccupations et des mouvements de panique se fait sentir sur l’économie mondiale et les marchés. Selon l’économiste Mehdi Fakir, cette baisse des indices de la Bourse de Casablanca s’explique par le fait que l’économie marocaine est fortement dépendante de la confiance sur les marchés financiers.

Avec le coronavirus, la confiance des marchés s’effrite. «Nous sommes tributaires de cette confiance  et nous sommes  totalement  dépendants des marchés financiers mondiaux. A terme, si la crise persiste, il y aura des dégâts collatéraux sur le Maroc». Selon l’économiste, le secteur du tourisme n’est pas épargné  et l’impact  sur les revenus du tourisme pourrait être important. Il est impossible pour l’instant de mesurer les dégâts.
Tout dépendra de l’évolution de la maladie dans les principaux marchés émetteurs, notamment en Europe. Parmi les autres impacts du Covid-19,  la demande intérieure devrait également  baisser. Cela dit, M. Fakir reconnaît que tout n’est pas noir et que des signes positifs commencent à apparaître avec la baisse des contaminations en Chine. Malgré les 22 nouveaux décès rapportés dans le bilan du lundi 9 mars, le nombre quotidien de contaminations au Covid-19 est au plus bas depuis le mois de janvier. Les 22 nouveaux morts, dont 21 dans le Hubei, portent le bilan des morts dans le pays à 3 119.

Plus de 80.000 personnes au total ont été contaminées en Chine continentale. Si la situation s’est améliorée en Chine, c’est loin d’être le cas dans les autres pays. A la date du lundi, 1 09.946 cas d’infection ont été recensés dans 99 pays et territoires, causant la mort de 3.819 personnes. Les pays les plus touchés après la Chine sont la Corée du Sud (7.382 cas dont 69 nouveaux, 51 décès), l’Italie (7.375 cas, 366 décès), l’Iran (6.566 cas, 194 décès), la France (1.126 cas, 19 décès).

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