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Economie

La CSMD mène la réflexion sur l’eau et l’agriculture

10.05.2020 - 21:34

En vue de gérer cette ressource dans la perspective de la durabilité et de l’efficacité

La réflexion menée tend ainsi à enrichir le débat sur le nouveau modèle de développement, à assurer plus d’efficience aux actions engagées pour une meilleure gestion de l’eau et in fine à renforcer le savoir-faire du Maroc sur cette question.

Le lien étroit entre l’eau et l’agriculture est au cœur de la réflexion de la Commission spéciale du modèle de développement. Les membres de la CSMD ont examiné jeudi 7 mai via une visioconférence l’impact du changement climatique sur les ressources hydriques, les moyens de valorisation à déployer ainsi que les pistes à explorer. La finalité étant de pouvoir gérer cette ressource tout en tenant compte de la perspective de la durabilité et de l’efficacité.

La réflexion menée tend ainsi à enrichir le débat sur le nouveau modèle de développement, à assurer plus d’efficience aux actions engagées pour une meilleure gestion de l’eau et in fine à renforcer le savoir-faire du Maroc sur cette question. «Le Maroc se distingue par rapport à beaucoup de pays pour avoir acquis, grâce aux visions volontaristes, un savoir-faire dans ce domaine. Nous avons également bâti un système institutionnel qui a été mis en place au fil des années qui permet de traiter des questions de transferts et de priorité ainsi que des mécanismes de régulation au-delà de la simple programmation des équipements nécessaires pour mobiliser, protéger et gérer la demande en eau», peut-on relever de Chakib Benmoussa, président de la CSMD, lors de son intervention à cette table ronde virtuelle à laquelle un panel d’experts a participé en vue de présenter leur vision sur l’éventuel traitement de la question de l’eau particulièrement dans le domaine agricole. “Il était normal de se focaliser sur le lien entre l’eau et l’agriculture en priorité du fait qu’il s’agit d’un des plus grands secteurs consommateurs en eau. Le débat aidera à éclairer les réflexions engagées par la Commission sur cette problématique”, souligne M. Benmoussa dans ce sens. Pour sa part Mohamed Fikrat, sous ses casquettes d’agro-industriel, vice-président de l’association Coalma et membre de la CSMD, considère que cette thématique est à la croisée de deux dimensions importantes pour le Maroc.

Il s’agit en effet de la sécurité hydrique et la sécurité alimentaire. D’autant plus que le contexte actuel impose une réflexion approfondie sur la rationalisation de la gestion des ressources hydriques. “L’année dernière au mois de mars nous avions un taux de remplissage de barrage de 63%. Aujourd’hui nous sommes à 47% sans parler la baisse du niveau de plusieurs nappes qui sont surexploitées dans différentes régions de notre pays et cette situation crée une forte compétition entre deux utilisations très importantes pour les citoyens, à savoir l’eau potable et l’irrigation pour l’agriculture”, souligne M. Fikrat. Et d’ajouter qu’”il y a matière à réfléchir sur les moyens et instruments à mettre en place pour avoir un bon arbitrage entre ces deux utilisations après avoir procédé à l’optimisation et à la mobilisation maximale à ces ressources”.

Les intervenants à cette rencontre ayant duré plus de deux heures ont émis plusieurs recommandations autour de la question. On note dans ce sens une intégration des politiques sectorielles autour de la question de l’eau, le renforcement de l’action du Conseil supérieur de l’eau et du climat, l’accélération de l’opérationnalisation des comités des bassins hydrauliques, le renforcement du conseil agricole autour de l’eau ainsi que l’irrigation des nappes souterraines en réservoir stratégiques à utiliser une fois dans le besoin.

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