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Economie

Immobilier : Ce que proposent les professionnels pour sortir de l’impasse

14.05.2020 - 15:13

Un secteur presque à l’arrêt du fait de la crise sanitaire

Parmi ces propositions et solutions, figurent «l’engagement des promoteurs immobiliers de réduire les prix de vente d’un minimum de 10% avec la réduction à 50% des droits d’enregistrement et des charges de la conservation foncière et la réduction des taux d’intérêt bancaires au profit des acquéreurs les ramenant à 3%

Le secteur immobilier dans les grandes métropoles, comme Casablanca et Tanger, est très sévèrement impacté par la crise sanitaire, liée à l’épidémie du coronavirus. «Actuellement, le secteur connaît presque un arrêt total et ce depuis la proclamation de l’état d’urgence et le confinement. La majeure partie de la main-d’œuvre provient d’autres villes que celles des lieux de production. Par mesures de précaution, les entreprises ont dû libérer les ouvriers car le partage d’une même baraque de chantier entre plusieurs ouvriers n’était plus possible», fait savoir Issa Ben Yaakoub, président de l’Union des promoteurs immobiliers de Tanger.

En parallèle, plusieurs fournisseurs de matériaux de construction avaient arrêté, selon le responsable, leurs activités et ainsi les chantiers ne pouvaient plus être approvisionnés. Ajoutons à cela que «l’arrêt de travail des notaires et le peu de personnels restant actifs dans les administrations des communes, des agences urbaines et de la conservation foncière ne pouvait même pas assurer la réalisation des opérations qui étaient en cours telles que l’obtention des réceptions et des permis d’habiter ou des transcriptions de propriété à la conservation foncière. Même les services bancaires s’étaient penchés principalement sur les affaires de report des crédits au lieu de donner suite aux dossiers de crédit logement qui étaient en cours», déplore M. Ben Yaakoub.
Dans ce sens, la crise s’aggrave avec une baisse considérable voire un arrêt total des ventes de logements pendant cette période exceptionnelle. «Il est certain que l’achat d’un logement ne serait nullement la priorité des citoyens vu la dégradation de leur pouvoir d’achat», tient à préciser M. Ben Yaakoub.

Pour sortir de cette impasse, plusieurs propositions et solutions envisagées par les professionnels s’articulent essentiellement sur le soutien de l’acquéreur pour stimuler les achats des appartements. Ce qui permet d’assurer la commande et la production d’un secteur, dont la participation dépasse 7% du PIB et crée un million de postes de travail directs. D’autant plus que depuis ces cinq dernières années, le secteur immobilier a connu une régression significative au niveau du chiffre d’affaires, vu la dégradation du pouvoir d’achat des ménages et les diverses crises économiques qu’a connues le monde en général et le Maroc en particulier. Parmi ces propositions et solutions, figurent «l’engagement des promoteurs immobiliers de réduire les prix de vente d’un minimum de 10% avec la réduction à 50% des droits d’enregistrement et des charges de la conservation foncière et la réduction des taux d’intérêt bancaires au profit des acquéreurs les ramenant à 3%», selon M. Ben Yaakoub.

Ces mesures devraient être, poursuit le responsable, complétées, entre autres, par la facilitation et la simplification des procédures administratives pour l’octroi des autorisations de construire, des permis d’habiter,…, passant par la généralisation des procédures de dématérialisation des services de l’administration publique et d’assurer le suivi régulier de l’efficacité de leur mise en place. Il s’agit également de suspendre par l’administration fiscale «l’application du référentiel des prix au vu de la baisse attendue des prix pendant la période à venir ; permettre aux Marocains du Monde la possibilité de déplacement, de concrétiser leurs achats moyennant des procurations signées aux mairies au profit de leurs représentants se trouvant au Maroc ; et d’accorder une année de plus pour la réalisation des 500 premiers appartements aux promoteurs engagés dans les programmes d’habitats sociaux», conclut M. Ben Yaakoub.

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» Source de l'article: aujourdhui

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