Revue de presse des principaux journaux Marocains

Economie

Développement durable : Le cas Lydec

22.06.2020 - 16:31

Elle dispose d’une feuille de route jusqu’en 2030 (FRDD 2030) adossée à des référentiels nationaux et internationaux (ODD, SNDD)

La Journée mondiale de l’environnement, initiée par l’Organisation des Nations Unies (ONU), permet la sensibilisation des populations à la protection et l’amélioration de l’environnement. Les activités de Lydec étant naturellement liées à la protection de l’environnement, l’entreprise positionne les enjeux environnementaux au cœur de sa stratégie depuis le démarrage de ses activités en 1997. Adossée à des référentiels nationaux et internationaux (ODD, SNDD), la Feuille de Route Développement Durable 2030 (FRDD 2030) de Lydec tient compte des objectifs des visions territoriales (Plan d’action communal de Casablanca, Plan de Développement du Grand-Casablanca, etc.) et constitue également une contribution à la Feuille de Route Développement Durable 2017-2021 du Groupe Suez.
En 2016, le délégataire casablancais a réalisé son premier Bilan Carbone®, afin d’élaborer un plan d’actions changement climatique articulé autour de 3 enjeux prioritaires (l’eau, l’énergie, l’océan) et de définir 3 engagements climat à horizon 2020, liés à l’exercice de ses métiers. Lydec est également membre fondateur de la Coalition marocaine pour l’eau (COALMA), annoncée en 2016 en amont de la COP22 de Marrakech.
La gestion durable de la ressource en eau est un enjeu prioritaire compte tenu du stress hydrique touchant le Maroc, phénomène aggravé par le changement climatique. Coalma est aujourd’hui une structure multi-acteurs, fédérant les expertises nationales et internationales, et un espace de concertation entre les différentes parties prenantes dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Son objectif est de mettre en place une gouvernance s’appuyant sur les partenariats public-privé, à même d’assurer une gestion intégrée et durable de la ressource en eau et de valoriser et promouvoir l’expertise marocaine dans ce domaine.
Lydec place la performance environnementale au cœur de sa stratégie, par la mise en place d’un système de management environnemental (SME) et par la certification ISO 14001 de ses stations de prétraitement des eaux usées El Hank et Eaucéan, sa station d’épuration des eaux usées (Step) de Médiouna et ses postes sources électriques de Dar Bouazza et Sidi Othmane.
En 2019, Lydec est devenue la première entreprise au niveau national à être certifiée selon la norme ISO 50001 version 2018 pour son Système de Management de l’Énergie et la performance énergétique de son activité éclairage public. La même année, elle a conforté son engagement vers l’efficacité énergétique en déployant progressivement l’une des orientations du Schéma Directeur d’Aménagement Lumière (SDAL) de Casablanca, à savoir la généralisation de la technologie LED. De plus, Lydec lutte au quotidien contre les pertes d’énergie et les fuites d’eau potable sur ses réseaux de distribution par leur renouvellement, leur maintenance, leur renforcement et l’amélioration de leur performance, notamment via la mobilisation des équipes terrain et la mise en place de systèmes intelligents de suivi des données, de recherche de fuites (ex. Aquadvanced), etc. S’il est essentiel de minimiser la perte de l’eau potable, il est également crucial de pouvoir traiter les eaux usées afin d’éviter le rejet de polluants dans l’environnement naturel. Lydec mobilise ainsi ses collaborateurs pour s’assurer que ses sites soient à même de traiter les eaux efficacement tout en évitant de déverser des rejets et déchets dans l’environnement. Cela vaut pour les Step de Médiouna et Nouaceur, et les stations de prétraitement El Hank et Eaucéan. En 2020, Lydec poursuit ses interventions d’entretien et de préservation de l’étang El Oulfa, le site de l’ex-carrière «Schneider» et la seule zone humide du territoire de Hay Hassani (Casablanca) à ce jour.

Questions à Abdellah Talib
Directeur Communication, Développement Durable & Innovation à Lydec

«Plusieurs études ont montré le lien entre la dégradation de l’environnement et le risque accru de pandémies»

ALM : Les journées mondiales de l’Environnement et de l’Océan arrivent dans un contexte inédit marqué par la crise Covid-19. En matière d’environnement, quels enseignements sont à tirer de cette crise ?

Abdellah Talib : En effet, la crise sanitaire est inédite, tout comme la crise écologique et climatique que nous traversons depuis plusieurs années en quelque sorte, de plus en plus visible et irréversible sous plusieurs aspects… Plusieurs études ont d’ailleurs montré le lien qui existe entre la dégradation de et des écosystèmes, et le risque accru de pandémies. La perte de biodiversité, thématique centrale de la journée mondiale de l’environnement 2020, notamment, favorise la propagation des virus et ne favorise pas les résistances aux pathogènes. Les changements climatiques semblent également favoriser la circulation de virus. Par ailleurs, au-delà de l’impact socio-économique négatif engendré par la crise sanitaire, on a toutefois observé un impact positif, bien que ponctuel, sur l’environnement (diminution des émissions de gaz à effet de serre, de la pollution de l’air, …), dû au ralentissement des activités humaines.

La crise impose de nouvelles priorités à tous les niveaux. Comment faire en sorte que le développement durable et la préservation des ressources naturelles restent en ligne de mire?

Plusieurs tribunes, qui comptent parmi leurs signataires de nombreuses entreprises, prônent une «relance verte» et inclusive, ce qui signifie entre autres l’adoption de nouveaux business models, modes productions et consommation, etc. Un modèle de développement plus durable est ainsi véritablement envisagé et reste plus que jamais une priorité, c’est une bonne nouvelle ! Le Groupe Suez a d’ailleurs réaffirmé sa «passion pour l’environnement» et sa volonté d’être le leader mondial des services à l’environnement dans le cadre de son plan stratégique Shaping Suez 2030 et de sa raison d’être qui est de façonner un environnement durable dès maintenant. La contribution au développement durable est également au cœur de la raison d’être de Lydec et la gestion durable des ressources naturelles, dans un contexte de changement climatique, constitue l’un des engagements clés de notre Feuille de Route Développement Durable 2030.

Que pouvez-vous nous dire de plus sur les Journées mondiales de l’environnement et de l’océan 2020 ?

A l’occasion de ces journées mondiales, nous souhaitons tout simplement rappeler les engagements et les nombreuses initiatives de Lydec, et de la Fondation Lydec, pris en matière de préservation de l’environnement et de l’océan, sur notre territoire d’ancrage. Ces enjeux sont naturellement liés aux activités de notre entreprise. Je rappelle que Lydec a récemment publié son rapport d’activité 2019, qui intègre son second rapport de contribution sociale, sociétale et environnementale. Il est consultable sur le site web www.Lydec.ma

Questions à Abdellah Talib
Directeur Communication, Développement Durable & Innovation à Lydec

«Plusieurs études ont montré le lien entre la dégradation de l’environnement et le risque accru de pandémies»

ALM : Les journées mondiales de l’Environnement et de l’Océan arrivent dans un contexte inédit marqué par la crise Covid-19. En matière d’environnement, quels enseignements sont à tirer de cette crise ?

Abdellah Talib : En effet, la crise sanitaire est inédite, tout comme la crise écologique et climatique que nous traversons depuis plusieurs années en quelque sorte, de plus en plus visible et irréversible sous plusieurs aspects… Plusieurs études ont d’ailleurs montré le lien qui existe entre la dégradation de et des écosystèmes, et le risque accru de pandémies. La perte de biodiversité, thématique centrale de la journée mondiale de l’environnement 2020, notamment, favorise la propagation des virus et ne favorise pas les résistances aux pathogènes. Les changements climatiques semblent également favoriser la circulation de virus. Par ailleurs, au-delà de l’impact socio-économique négatif engendré par la crise sanitaire, on a toutefois observé un impact positif, bien que ponctuel, sur l’environnement (diminution des émissions de gaz à effet de serre, de la pollution de l’air, …), dû au ralentissement des activités humaines.

La crise impose de nouvelles priorités à tous les niveaux. Comment faire en sorte que le développement durable et la préservation des ressources naturelles restent en ligne de mire?

Plusieurs tribunes, qui comptent parmi leurs signataires de nombreuses entreprises, prônent une «relance verte» et inclusive, ce qui signifie entre autres l’adoption de nouveaux business models, modes productions et consommation, etc. Un modèle de développement plus durable est ainsi véritablement envisagé et reste plus que jamais une priorité, c’est une bonne nouvelle ! Le Groupe Suez a d’ailleurs réaffirmé sa «passion pour l’environnement» et sa volonté d’être le leader mondial des services à l’environnement dans le cadre de son plan stratégique Shaping Suez 2030 et de sa raison d’être qui est de façonner un environnement durable dès maintenant. La contribution au développement durable est également au cœur de la raison d’être de Lydec et la gestion durable des ressources naturelles, dans un contexte de changement climatique, constitue l’un des engagements clés de notre Feuille de Route Développement Durable 2030.

Que pouvez-vous nous dire de plus sur les Journées mondiales de l’environnement et de l’océan 2020 ?

A l’occasion de ces journées mondiales, nous souhaitons tout simplement rappeler les engagements et les nombreuses initiatives de Lydec, et de la Fondation Lydec, pris en matière de préservation de l’environnement et de l’océan, sur notre territoire d’ancrage. Ces enjeux sont naturellement liés aux activités de notre entreprise. Je rappelle que Lydec a récemment publié son rapport d’activité 2019, qui intègre son second rapport de contribution sociale, sociétale et environnementale. Il est consultable sur le site web www.Lydec.ma

» Source de l'article: aujourdhui

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