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Economie

BERD : 300 millions d’euros investis au Maroc

24.07.2020 - 21:04

La BERD a également soutenu le programme du Maroc en faveur d’une économie verte. Il s’agit d’un programme d’investissement mené par la banque en vue de promouvoir le développement d’un secteur privé durable et inclusif dans 38 économies émergentes.

La BERD dresse un bilan de ses contributions en cette crise sanitaire. Il ressort que 300 millions d’euros ont été investis au Maroc au premier semestre de l’année. Ce chiffre s’inscrit en nette hausse par rapport à 2019, année durant laquelle la banque avait injecté plus de 110 millions d’euros. Ceci traduit la réactivité de la BERD en termes de réponse aux besoins de liquidités du pays, notamment en cette conjoncture. «Dans le cadre du premier projet réalisé au titre du Fonds de solidarité, Bank of Africa – BMCE Group du Maroc a bénéficié d’un montant de 145 millions d’euros destiné à apporter un soutien commercial et des facilités de financement aux petites et moyennes entreprises ayant enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires et de leur rentabilité», apprend-on de la BERD qui a également soutenu le programme du Maroc en faveur d’une économie verte.

Il s’agit d’un programme d’investissement mené par la banque en vue de promouvoir le développement d’un secteur privé durable et inclusif dans 38 économies émergentes, et ce depuis l’Estonie jusqu’à l’Égypte, en passant par le Maroc et la Mongolie. Le montant total des financements a dans ce sens dépassé les 5 milliards d’euros au cours des six premiers mois de l’année contre 3,7 milliards accordés à la même période de l’année précédente.

Il est à souligner que plus de 5 milliards d’euros ont été alloués par la BERD pour financer la réponse à la Covid19 et à la reprise dans l’ensemble des régions d’opérations. Rappelons que la BERD a dévoilé en mars son Fonds de solidarité contre le coronavirus, consistant en une série de mesures adoptées pour répondre aux besoins immédiats des régions, tout en préparant le terrain pour une reprise vigoureuse une fois la pandémie terminée. Ce Fonds de solidarité propose notamment un cadre permettant aux clients actuels de la banque d’obtenir en urgence des liquidités et des fonds de roulement. «La demande de financement d’urgence est forte et ce nouveau mécanisme a représenté pour le seul mois de juin plus d’un milliard d’euros d’investissement de la BERD», apprend-on à cet effet. La banque souligne par ailleurs que depuis l’apparition du virus, le rythme des décaissements s’avère nettement supérieur à celui de 2019.
Les donateurs se mobilisent pour soutenir le Fonds de solidarité de la banque. Leurs contributions atteignant elles aussi un niveau record pour un premier semestre, apportant ainsi les dons et les cofinancements à des conditions favorables dont les pays ont cruellement besoin. Il est à noter qu’au cours du premier semestre 2020, la BERD a financé plus d’un millier d’accords commerciaux, pour un montant global record de 1,9 milliard d’euros. La banque a, par ailleurs, relevé de 50% sa limite de risque globale au titre de ce programme, en la faisant passer à 3 milliards d’euros.

A travers un premier workshop organisé en partenariat avec la CGEM et la Bourse de Casablanca

La BERD lance le programme «Back to Business»

La Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) a lancé mardi le programme «Back to Business» avec un premier workshop digital organisé conjointement avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Bourse de Casablanca, et qui a porté sur «le repositionnement du Maroc dans les chaînes de valeur industrielles post-Covid19». Intitulée «Back to Business» et ayant pour objectif de fournir aux entreprises marocaines impactées par la crise des solutions concrètes, opérationnelles et directement applicables sur le terrain, cette initiative, construite sous forme de 9 workshops, apporte des éclairages sur à la fois des problématiques transverses à plusieurs industries (les chaînes de valeur, l’export, l’économie circulaire, l’entrepreneuriat inclusif, le conseil…) et sur des problématiques sectorielles plus spécifiques et importantes pour l’économie marocaine (agro-industrie, logistique, plasturgie, tourisme,…). Elle sera couronnée par la publication d’un livre blanc de recommandations.

En effet, dans un contexte de crise sanitaire et économique internationale, et après une première vague de réponses ciblées apportées à ses clients, la BERD a souhaité s’engager de manière plus profonde envers l’entrepreneuriat marocain en mettant à la disposition des entreprises les recommandations nécessaires à un redémarrage fort et nouveau de leur activité et ce, à travers une série de workshops abordant à la fois des thématiques transverses et sectorielles.
La première conférence en ligne pour lancer ce programme s’inscrit également dans le cadre des actions de la CGEM pour accompagner les entreprises marocaines et celles de la Bourse de Casablanca pour les soutenir dans leur démarche de financement, et elle a constitué un moment d’échange fort entre experts nationaux et internationaux, représentants d’institutions gouvernementales clés, fédérations et associations sectorielles, ainsi que patrons d’entreprises.

Celle-ci vise à mettre en lumière les scénarios potentiels de reconfigurations des chaînes de valeur industrielles mondiales post-Covid, leur potentielle relocalisation, et la capacité du Maroc à capter les opportunités d’affaires que cela génère en s’appuyant sur ses avantages compétitifs et comparatifs par rapport aux autres pays de la région. Ce workshop de lancement s’est penché sur la place du Maroc dans les chaînes de valeur en cours de reconfiguration et de traiter les évolutions passées et à venir des chaînes de valeur mondiales. Les intervenants ont également débattu des relations de dépendance au sein de ces chaînes, vues sous le prisme de l’intelligence économique, qui permettent le déplacement de la valeur et rendent sa captation plus aisée, notamment pour les entreprises industrielles marocaines.

Dans ce sens, ce workshop a aussi été l’occasion de comparer le positionnement des entreprises marocaines à celui d’autres pays émergents, à travers un focus sur les maillons de la chaîne sur lesquels la valeur se crée et se créera de plus en plus à l’avenir. Les participants ont également débattu du rôle de l’avantage compétitif du Maroc pour capter ce nouveau business au sein des chaînes de valeur, ou celui de l’intégration dans les chaînes de valeur régionales comme préalable à l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales ou encore celui des contraintes de préservation des chaînes de valeur dans les écosystèmes traditionnels.

PAR : Mohamed Laâbid

 

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