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Economie

Un déficit budgétaire d’environ 42 MMDH à fin juillet

13.08.2020 - 20:16

Nette aggravation du déficit budgétaire au mois de juillet. La situation des charges et des ressources du Trésor (SCTR) arrêtée par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration fait ressortir un creusement de l’ordre de 17,7 milliards de dirhams comparé au même mois de l’année précédente. Ainsi, le déficit budgétaire s’est établi à 41,9 milliards de dirhams contre 24,2 milliards de dirhams une année auparavant. En glissement mensuel, cet écart s’est creusé de 12,8 milliards de dirhams comparé au mois de juin 2020, dont 4,8 milliards de dirhams correspondant aux dépenses d’investissement du mois et 6 milliards de dirhams au titre des dépenses additionnelles du Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid-19. «Si l’on exclut l’excédent enregistré par le Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid-19, le déficit s’élève à près de 51 milliards de dirhams, en aggravation de près de 27 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année 2019 », relève-t-on du document statistique.

Le mois de juillet a été marqué par la poursuite du processus d’allégement des mesures intervenues dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire notamment la reprise progressive de certaines activités économiques. Cette situation arrêtée reflète ainsi l’impact des mesures adoptées par le comité de veille économique pour contrer les effets de la pandémie sur le plan socio-économique.

«Cet impact, qui est perceptible aussi bien au niveau des recettes que des dépenses, a pu être atténué grâce aux ressources mobilisées dans le cadre du Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid-19, lesquelles ont atteint près de 33,7 milliards de dirhams contre des dépenses de 24,7 milliards de dirham», relève-t-on dans ce sens.
Le ministère relève dans sa publication un taux de réalisation de 57,1% des recettes ordinaires par rapport à la loi de finances rectificative, gardant ainsi le même niveau observé à la même période de l’année précédente. Les recettes ont, en effet, enregistré une baisse de 13,6 milliards de dirhams au titre du mois de juillet, dont 10,3 milliards de dirhams au titre des recettes fiscales et 3,3 milliards de dirhams au titre des recettes non fiscales.

«Concernant les recettes fiscales, bien qu’en baisse par rapport à la même période de 2019, les réalisations du seul mois de juillet (14,6 milliards de dirhams) s’avèrent en amélioration par rapport à la moyenne des trois derniers mois de l’année en cours (11 milliards de dirhams)», relève-t-on du document. Et de préciser que «cette amélioration a concerné les principales recettes fiscales à savoir l’impôt sur la société (IS), l’impôt sur le revenu (IR), la TVA ainsi que les recettes douanières et les droits d’enregistrement». Par ailleurs, la baisse des recettes non fiscales est attribuable, selon ledit document, à la non-réalisation des recettes de privatisation durant ladite période (-4,4 milliards de dirhams). Parmi les facteurs cités, on relève le retard accusé par les versements en provenance de certains établissements et entreprises publics (-2,2 milliards de dirhams).

«Cette baisse a été atténuée par une amélioration de 3,6 milliards de dirhams des Autres recettes attribuable principalement à l’augmentation de 3,6 milliards de dirhams de fonds de concours», peut-on lire du document.
Le taux d’exécution des dépenses ordinaires par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative s’élève à 59,1%. Ces dépenses se sont consolidées de près de 7,3 milliards de dirhams marquant ainsi une progression de 5,5% comparé à la même période de l’année passée. Les dépenses d’investissement au titre du septième mois de l’année se sont chiffrées à 36 milliards de dirhams affichant ainsi un taux de réalisation de 50,7% par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative. En revanche, ces émissions ont perdu sur l’année 1,2 milliards de dirhams de leur valeur fléchissant ainsi de 3,3% par rapport à la même période de l’année précédente.
Une évolution qui résulte, selon le document statistique, de la baisse des dépenses au titre des budgets ministériels.

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