Revue de presse des principaux journaux Marocains

Economie

Autoroute Marrakech-Fès : Le tracé fait débat

06.11.2020 - 10:06

Plusieurs scénarios sont à l’étude pour un nouveau tronçon de 400 km

Le montage financier n’a pas encore été dévoilé mais plusieurs acteurs publics et institutionnels devront être impliqués avec la participation fort probable d’organismes créanciers internationaux. Les responsables comptent accélérer le projet pour le réaliser dans les meilleurs délais.

Le projet de l’autoroute Marrakech-Fès se précise. Dans ce sens, une réunion vient d’avoir lieu au ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau pour faire le point sur le projet. Dans le détail, les participants à la réunion en présence du ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, ainsi que des directeurs des départements concernés et des représentants du bureau d’étude technique chargé du chantier, ont examiné les études techniques basées sur plusieurs critères concernant les différents scénarios des tracés proposés pour le nouveau tronçon d’autoroute reliant les villes de Marrakech-El Kelaâ Sraghna-Béni Mellal-Khénifra-pôle de Fès/Meknès.

Pour le moment aucune décision n’a été officialisée concernant le tracé retenu. Et pour cause. Ce tracé devra répondre à plusieurs critères sur les plans d’aménagement urbanistiques et le développement socio-économique. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une mince affaire. Selon les responsables, le choix sera d’abord conditionné par les critères d’aménagement territorial. Dans ce sens et au cours de la réunion, le ministre de tutelle a demandé de vérifier un ensemble de critères en vue de leur accorder une plus grande importance, notamment le critère de l’aménagement territorial. Le but est de permettre la connexion d’un maximum de villes grâce à la nouvelle autoroute et participer ainsi à donner un grand coup d’accélérateur au développement socio-économique des pôles urbains concernés.

Il faut préciser qu’il s’agit de l’un des projets importants pour les prochaines années dans le domaine de l’équipement et du transport. Le nouveau tronçon doit ainsi s’étendre sur pas moins de 400 km pour une enveloppe budgétaire prévisionnelle de 20 milliards de dirhams. Le montage financier n’a pas encore été dévoilé mais plusieurs acteurs publics et institutionnels devront être impliqués avec la participation fort probable d’organismes créanciers internationaux. Les responsables comptent accélérer le projet pour le réaliser dans les meilleurs délais. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu.

Fin 2019, le ministère de tutelle avait tenu une rencontre avec le wali de la Région Béni Mellal-Khénifra ainsi que le président de ladite Région. La réunion s’est axée sur les sujets relatifs aux projets structurants des routes au niveau de la Région de Beni Mellal-Khénifra qui visent à renforcer le développement socio-économique de cette Région, notamment le projet de l’autoroute reliant les villes de Béni Mellal, El Kelaâ des Sraghna, Marrakech et Khénifra. La réunion avait alors connu la participation du secrétaire général du département de l’équipement, du transport, et de la logistique, le directeur général de la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), le directeur des Routes, ainsi que le directeur des affaires techniques et de la relation avec la profession.

Autoroute Khouribga-Beni Mellal

C’est en 2014 que l’autoroute Khouribga-Beni Mellal (2,8 milliards DH) avait été inaugurée. Il s’agit d’un projet qui fait partie intégrante du plan global de construction de l’autoroute Berrechid-Beni Mellal (172 km). Le but a été de rapprocher toute cette région des principaux pôles économiques du pays et de les relier via une infrastructure moderne offrant un très haut niveau de qualité, de sécurité et de capacité de service.

C’est toute la plaine du Tadla ainsi que les montagnes du Haut Atlas et du Moyen Atlas qui doivent être à terme reliées entièrement au réseau autoroutier national. Ce dernier s’étend sur 1.800 km alors que d’autres projets sont prévus pour le renforcer au cours des prochaines années avec des budgets se chiffrant à des dizaines de milliards de dirhams. A noter que la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) est le concessionnaire de l’Etat marocain chargé de la construction, l’exploitation et l’entretien des autoroutes du pays. ADM a réalisé, depuis sa création en 1989, un réseau autoroutier long de 1.800 km, deuxième plus grand réseau d’autoroute en Afrique après l’Afrique du Sud.

Infrastructures

Le Maroc veut mettre le paquet en ce qui concerne le financement des infrastructures au cours des prochaines années. Dans ce sens, le ministre de l’équipement, des transports, de la logistique et de l’eau avait annoncé il y a quelques mois devant les députés de la première Chambre que des investissements d’environ 40 milliards seront réalisés chaque année. Il s’agit notamment de parachever le mégaprojet de la voie express Tiznit-Laâyoune-Dakhla pour un investissement de plus de 10 MMDH et d’assurer le raccordement routier du port du Nador West Med pour 1,3 MMDH, en plus de l’autoroute Guercif-Nador (4,5 MMDH).
On prévoit aussi le triplement des tronçons d’autoroute au niveau de la région Casablanca-Settat avec un investissement dépassant les 5 MMDH, a-t-il ajouté. «Nous sommes en train de boucler une étude sur le projet relatif à l’autoroute Marrakech El Kelâa – Beni Mellal – Khenifra, d’un coût de 12 MMDH, avait-il relevé, précisant que 430 MMDH ont été investis en 20 ans.

» Source de l'article: aujourdhui

Autres articles