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Economie

Finances publiques : Un déficit budgétaire de plus de 59 milliards de dirhams à fin novembre

14.12.2020 - 10:09

«Si l’on exclut l’excédent enregistré par le Fonds spécial de gestion de la pandémie de Covid-19, le déficit s’élève à près de 67,6 milliards de dirhams, en aggravation de près de 27 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année 2019».

L’accélération du rythme d’exécution des dépenses d’investissement durant le mois de novembre a contribué à l’aggravation du déficit budgétaire. L’écart s’est creusé de 8,8 milliards de dirhams comparé au mois d’octobre. En glissement annuel, le déficit budgétaire s’est élevé à 59,2 milliards de dirhams contre 40,5 milliards de dirhams une année auparavant, soit une aggravation de 18,7 milliards de dirhams. C’est ce que l’on peut relever du document statistique du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration relatif à la situation des charges et ressources du Trésor.

«Si l’on exclut l’excédent enregistré par le Fonds spécial de gestion de la pandémie de Covid-19, le déficit s’élève à près de 67,6 milliards de dirhams, en aggravation de près de 27 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année 2019», lit-on dans ce sens. Outre l’aggravation du déficit budgétaire, la situation des charges et ressources du Trésor à fin novembre fait ressortir une poursuite de l’atténuation du rythme baissier des recettes fiscales. «L’évolution des recettes fiscales reflète la poursuite de l’atténuation de leur rythme baissier entamée depuis juin, date de la levée partielle du confinement et la reprise progressive de l’activité économique. En effet, les recouvrements mensuels, hors acomptes, se sont élevés à 13,2 milliards de dirhams en moyenne entre juin et novembre, contre 10,1 milliards de dirhams entre avril et mai», relève-t-on dudit document. A cet effet, les recettes tirées de l’impôt sur les sociétés se sont établies à 38,8 milliards de dirhams. Hors acomptes, ces recouvrements mensuels ont atteint une moyenne de 1,2 milliard de dirhams entre avril et novembre.

Les recettes sur le revenu se sont pour leur part inscrites en baisse de 4,8% revenant ainsi à 3 milliards de dirhams, soit quasiment au même niveau de novembre 2019. Les recettes au titre de la TVA globale se sont rétractées de 9,5% en glissement annuel. Elles ont toutefois affiché une amélioration sur une base mensuelle atteignant au mois de novembre des réalisations de l’ordre de 5,4 milliards de dirhams contre une moyenne mensuelle de 4,3 milliards de dirhams entre avril et octobre.


Globalement, le taux de réalisation des recettes ordinaires s’est situé à 87,9%. Un comportement qui recouvre à la fois les taux de réalisation de 93,3% des recettes fiscales et de 58% des recettes non fiscales. Les recettes ordinaires ont, cependant, enregistré une baisse de 16,8 milliards de dirhams, dont 13,7 milliards de dirhams au titre des recettes fiscales et 2,8 milliards de dirhams au titre des recettes non fiscales.

S’agissant de l’exécution des dépenses, elle s’inscrit globalement en ligne avec les prévisions de la loi de Finances rectificative. Le taux d’exécution des dépenses ordinaires s’élève à 88,5%. Ces dépenses se sont chiffrées à 10,1 milliards de dirhams, en hausse de 5% comparé à la même période de l’année précédente.
Se référant au document statistique, les dépenses de biens et services ont enregistré une hausse de 6,3% en glissement annuel augmentant ainsi de près de 10,1 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année passée. Elles affichent ainsi un taux de réalisation de l’ordre de 86,7%. La charge de compensation a connu pour sa part un taux d’exécution de 108,5% par rapport aux prévisions de la loi de Finances rectificative.

S’agissant des dépenses d’investissement, les émissions ont régressé de 2,3 milliards de dirhams marquant ainsi un repli de 4,1% comparé à une année plus tôt. Leur taux d’exécution est estimé par ailleurs à 78,4%. Une évolution qui selon le document statistique est attribuable à la baisse des dépenses au titre des budgets ministériels. Les statistiques relevées à fin novembre font également ressortir un excédent de 10,7 milliards de dirhams des comptes spéciaux du Trésor alors qu’il se situait autour de 5 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année passée. L’excédent réalisé s’explique par 8,3 milliards de dirhams par le surplus dégagé par le Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid-19 et pour le reste par les flux nets positifs enregistrés par les autres comptes spéciaux du Trésor contre 4,9 milliards de dirhams fin novembre 2019.

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