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Economie

Pour générer plus de croissance en Afrique : Les entreprises marocaines optent pour des modèles hybrides

04.01.2021 - 10:09

Les perspectives d’évolution des entreprises marocaines en Afrique est l’un des volets abordés par BearingPoint dans le cadre de son 4ème baromètre de développement international du Maroc auquel ont participé 200 professionnels issus de grands groupes et de PME marocains se développant en Afrique.

Ce travail livré en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) confirme encore une fois la place qu’occupe l’Afrique dans la politique étrangère et de l’action internationale du Maroc, notamment en cette conjoncture particulière. «Les entreprises marocaines continuent de marquer leur empreinte en Afrique et d’y gagner du terrain. Leurs stratégies témoignent des différentes étapes de leur développement et des caractéristiques qui y sont associées. En effet, les performances des entreprises peuvent aujourd’hui en partie être imputées aux modèles économiques et modes opératoires choisis», souligne BearingPoint dans une note introductive.
Parmi les tendances futures relevées dans le cadre de ce baromètre, BearingPoint indique que l’évolution des entreprises marocaines en Afrique tend plus vers le développement des modèles économiques complémentaires ou hybrides. Une ambition formulée par 54% des entités interrogées.

En effet, l’hybridation s’érige comme vecteur de croissance des entreprises. «Le changement de modèle économique ne nécessite pas forcément une transformation radicale. Il est possible d’opter pour une trajectoire évolutive et incrémentale, particulièrement pour les produits et services existants. L’enjeu est de tracer ce sillon en maîtrisant les technologies digitales. Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain», peut-on lire du livre blanc de BearingPoint intitulé «Quels modèles économiques et modes opératoires pour l’implantation des entreprises marocaines en Afrique». Et de poursuivre : «L’étude des nouveaux modèles économiques tend à démontrer que l’élément le plus disruptif dans l’hybridation provient de l’émergence des plateformes digitales qui, en plus de contribuer à la diversification des modèles exploités, a le mérite d’agréger des opérateurs tiers, porteurs eux-mêmes de leurs modèles économiques respectifs». Les startups illustrent pleinement le modèle économique hybride sur le plan continental. «L’étude des nouveaux modèles économiques tend à démontrer que l’élément le plus disruptif dans l’hybridation provient de l’émergence des plateformes digitales qui, en plus de contribuer à la diversification des modèles exploités, a le mérite d’agréger des opérateurs tiers, porteurs eux-mêmes de leurs modèles économiques respectifs. Les startups africaines sont aujourd’hui le meilleur porte-étendard des modèles économiques hybrides en Afrique», peut-on relever dans ce sens. De même, le paiement mobile fait partie des grandes tendances disruptives dans la région. En effet, l’Afrique connaît une forte intégration du money banking. Certains pays se sont distingués sur cette sphère. Citons à titre d’exemple le Nigeria et le Kenya où cet écosystème a profondément bouleversé les modèles traditionnels des banques de détail classiques les invitant ainsi à repenser leurs modèles opératoires.

En analysant l’impact de la crise sanitaire sur le développement des entreprises marocaines en Afrique, BearingPoint indique dans son baromètre qu’elles ont été impactées, en partie, par cette conjoncture. A cet effet, 55% des entreprises interrogées ont estimé que la Covid-19 a eu des impacts directs sur leurs activités dans le continent. Ce contexte a généré en effet plusieurs défis que plus de 70% des entreprises sondées considèrent comme étant une opportunité pour repenser leur mode d’intervention dans la région. Ces entités voient en la crise sanitaire un accélérateur pour la digitalisation et la transformation des modèles économiques. Se référant à BearingPoint, l’étude des nouveaux modèles économiques démontre que «l’émergence des plateformes digitales représente le facteur le plus disruptif dans l’hybridation des modèles économiques, soutenus par la naissance d’une nouvelle ère digitale en Afrique». Et de conclure que «les entreprises marocaines ont un rôle à jouer dans cette transformation».

La présence des entreprises marocaines renforcée dans le continent

BearingPoint a établi dans le cadre de son 4ème baromètre de développement international au Maroc une analyse comparative sur les cinq dernières années. Il ressort que l’implantation en Afrique demeure une priorité stratégique des entreprises marocaines en 2020. Il ressort que 84% des entreprises marocaines ayant participé à cette enquête considèrent que le développement sur le continent fait partie du top 3 des priorités stratégiques. Se référant à BearingPoint, les entreprises marocaines ont une belle empreinte dans les économies clés du continent, et ce à l’exception de l’Afrique du Sud. On note dans ce sens une diversification en termes d’implantation des entreprises marocaines ayant commencé à explorer les parties Est, centrale et australe du continent.

Une présence renforcée qui s’explique principalement par la réintégration du Royaume au sein de l’organisation panafricaine en 2017 et par l’engagement royal à faire de l’Afrique une priorité nationale. Cette expansion progressive s’illustre par ailleurs par le flux des IDE marocains dans la région. Si 55% de ces investissements sont adressés à l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale captent respectivement 25% et 15% des flux, contre 5% pour l’Afrique australe.

» Source de l'article: aujourdhui

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