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COP22 : le secteur privé appelé à réussir cette COP de l’Afrique

04.03.2016 - 16:10

Selon Mme Fal , les fonds climatiques totalisent un montant de 500 milliards de dollars dont une infime partie a été investie en Afrique au cours des 3 dernières années.

La représentante résidente de la Banque africaine pour le développement (BAD) au Maroc, Yacine Fal, a appelé, jeudi soir à Rabat, le secteur privé à réussir la COP22 qui aura lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech.

La 22ème conférence des parties sur le climat est «une COP de l’Afrique qui doit démontrer qu’elle a des choses à faire et cela dépend hautement du secteur privé», a dit Mme Fal qui s’exprimait lors d’une table ronde organisée par l’Institut Amadeus.

Elle a confirmé ses propos, prononcés le 2 mars à Rabat lors d’un atelier de formation ayant pour objectif l’identification de projets permettant de soutenir la transition vers l’économie verte à l’horizon 2020 et de promouvoir l’accès du Maroc aux mécanismes financiers internationaux tels que les fonds climatiques.

Les fonds climatiques totalisent un montant de 500 milliards de dollars dont une infime partie a été investie en Afrique au cours des 3 dernières années, a-t-elle fait savoir, précisant que le Fonds vert mondial est doté de 10 milliards de dollars par an.

De son côté, Marjorie Thomas, conseillère à la chancellerie chargée des questions climatiques à l’ambassade de France, a salué l’allocution historique de S.M. le Roi Mohammed VI, prononcée par S.A.R. le prince Moulay Rachid à l’ouverture de la COP21 à Paris.

Mme Thomas s’est félicitée, dans ce sens, de l’initiative royale de porter à 52% la puissance électrique installée à base d’énergie renouvelable à l’horizon 2030 au lieu de 42% en 2020.

Le Maroc, un «modèle» dans le domaine de l’environnement, a une «responsabilité dans son environnement qu’est l’Afrique», a souligné, pour sa part, le secrétaire général de la COP22, Said Benrayane.

«Il est légitime pour notre groupe d’avoir des attentes», a martelé M. Benrayane, précisant que la mobilisation doit toucher les élus, les partis, les syndicats, le secteur privé et la société civile.

Il a relevé, dans ce cadre, le «défi de traduire un texte (accord de Paris) trop technique et compliqué en des messages au public», mettant l’accent sur la nécessité de la sensibilisation des écoles et des populations aux enjeux des changements climatiques.

La ministre chargée de l’Environnement, Hakima El Haité, a, quant à elle, noté la difficulté d’une mise en œuvre immédiate de l’Accord de Paris, estimant qu’il s’agit d’un accord «transformationnel» et «trans-générationnel» qui exige un changement d’éducation, d’enseignement, de sensibilisation et de politiques.

«On ne peut pas mettre en œuvre tous les articles de l’accord. Ca nécessite des années, mais il faut plutôt choisir par priorité», a lancé Mme El Haité, faisant savoir que le processus a déjà commencé avec l’élaboration de plusieurs lois et textes d’application et la mise en place de stratégies environnementales et de développement durable.

«Nous devons continuer nos réalisations», a-t-elle insisté, soulignant que «Marrakech doit donner l’exemple des villes sobres en carbone», ainsi que le transport, les écoles et les hôtels.

Cette table ronde a connu la participation de plusieurs personnalités, notamment Zahra Maafiri, directrice générale de Maroc Export, Abdallah Mokssit, directeur général de la Météorologie nationale, Tawfik Mouline, directeur de l’Institut royal des études stratégiques et de Mustapha Mourahib, avocat associé de Clifford chance Maroc.

» Source de l'article: lematin

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