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Economie

Agroalimentaire : l’exécution du contrat-programme sera entamée au premier trimestre

15.01.2018 - 15:06

Les discussions gouvernement-secteur privé sur les textes d’application devraient être bouclées dans les semaines à venir. Projets R&D, formation professionnelle, installation de nouvelles unités de transformation et modernisation des unités existantes sont quelques-uns des grands axes du contrat-programme.

Les discussions gouvernement-secteur privé sur les textes d’application devraient être bouclées dans les semaines à venir. Projets R&D, formation professionnelle, installation de nouvelles unités de transformation et modernisation des unités existantes sont quelques-uns des grands axes du contrat-programme.

Les textes d’application et les conventions devant permettre le démarrage des projets prévus par le contrat-programme de l’industrie agroalimentaire sont toujours en cours d’élaboration.
Il s’agit de décrets et d’arrêtés qui devront être publiés ainsi que les conventions entre trois départements -l’agriculture, l’industrie et les finances- et les groupements professionnels au nombre de treize. «Les discussions autour des conventions et l’élaboration des textes sont bien avancées. Si tout se passe bien, le contrat-programme sera mis en œuvre durant le premier trimestre de 2018», nous indique Mohamed

Fikrat, président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri) et PDG de Cosumar.
Pour rappel, l’enveloppe globale du contrat-programme d’une durée de cinq ans est de 12 milliards de DH dont 8 milliards de fonds privés et 4 milliards de fonds publics. Projets de recherche et développement, formation professionnelle, installation de nouvelles unités de transformation et modernisation des unités existantes…, tels sont les grands axes du premier contrat-programme dédié à l’agro-industrie.

Des objectifs ambitieux

Les objectifs sont pour le moins ambitieux. En effet, le contrat-programme prévoit dans la filière des fruits et légumes transformés l’installation de 43 nouvelles unités de transformation de produits à forte valeur ajoutée, l’exportation de 45000 tonnes supplémentaires de produits à forte valeur ajoutée et 45 000 tonnes supplémentaires d’olives de table, ainsi que 25 000 tonnes supplémentaires d’abricots en conserve.

Dans la filière des agrumes et des fruits et légumes frais, il est prévu d’installer 79 nouvelles stations de conditionnement, 92 nouvelles unités frigorifiques et une unité d’écrasement de petits fruits.

Pour ce qui est de la filière de l’huile d’olive, il s’agit de moderniser 75 unités de trituration, d’exporter 200000 tonnes supplémentaires d’huile d’olive et de certifier 25 entreprises du secteur. Dans l’industrie laitière, 10 nouvelles unités de valorisation du lait et 3 unités de production de poudre de lait seront installées. Il est aussi prévu d’exporter 189 000 tonnes supplémentaires de produits laitiers.

A propos de l’industrie de la biscuiterie, confiserie et chocolaterie, le contrat-programme devrait permettre la création de 11 nouvelles unités de production, des exportations supplémentaires de 520 MDH, le développent de 15 projets R&D et la formation de 6 800 personnes.

L’industrie des viandes n’est pas en reste, puisque le contrat-programme lui permettrait la modernisation de 5650 tueries traditionnelles et points de vente ainsi que l’exportation de 172 000 tonnes supplémentaires de produits transformés. Enfin, l’industrie des pâtes et couscous sera renforcée par 14 lignes de conditionnement pour l’exportation de 19 000 tonnes supplémentaires de pâtes et couscous.
Signé en avril 2017 en marge des Assises de l’agriculture, le contrat-programme a été élaboré sur la base d’une étude stratégique du secteur agroalimentaire menée entre février et septembre 2015 par la Fenagri et le ministère du commerce et de l’industrie.

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» Source de l'article: lavieeco

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