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Economie

IDE : le montant des dividendes transférés a doublé depuis 2011

19.01.2018 - 15:04

De 6 milliards de DH par an en moyenne entre 2004 et 2010, le montant des dividendes transférés ressort à 12,5 milliards de DH en moyenne entre 2011 et 2016. Les télécommunications, les banques, l’industrie, l’immobilier, le tourisme… sont les secteurs concernés.

De 6 milliards de DH par an en moyenne entre 2004 et 2010, le montant des dividendes transférés ressort à 12,5 milliards de DH en moyenne entre 2011 et 2016. Les télécommunications, les banques, l’industrie, l’immobilier, le tourisme… sont les secteurs concernés.

Une des causes de la dégradation du solde courant de la balance des paiements sur les neuf premiers mois de 2017 (-34,7 milliards de DH) tient à l’augmentation du déficit des revenus primaires. Cette balance recense au crédit principalement les revenus issus des investissements marocains à l’étranger, et au débit les revenus des investissements étrangers au Maroc. Et comme les seconds sont incomparablement plus élevés (en raison de l’importance du stock des investissements étrangers au Maroc) que les premiers, le solde de cette balance est structurellement déficitaire.

A fin septembre 2017, ce déficit ressortait à 15,5 milliards de DH, en hausse de 6,4 milliards de DH (ou +70,3%) par rapport à la même période de 2016. A quelques dirhams près, ce déficit correspond au transfert des revenus, sous forme de dividendes ou de parts de bénéfices, issus des investissements étrangers au Maroc, principalement les investissements directs.

Les statistiques des comptes non financiers du reste du monde, élaborées par le HCP, permettent de constater, sur une longue période, que les revenus distribués des sociétés étrangères ont fortement augmenté depuis 2011. Entre cette date et 2016, ce sont 12,5 milliards de DH par an en moyenne qui ont été transférés vers les maisons mères, au lieu de quelque 6 milliards de DH en moyenne annuelle entre 2004 et 2010 (voir graphe).

Rien d’anormal, cependant, à cette évolution. Bien au contraire, cela montre, d’une part, l’importance du stock des investissements étrangers au Maroc, notamment les investissements directs, et, d’autre part, la profitabilité de ces investissements. Grosso modo, les activités concernées par ces investissements sont, entre autres, les télécommunications, les banques, l’industrie, l’immobilier, le tourisme…
Pour rappel, l’encours des IDE au Maroc à fin septembre 2017 s’élevait à 576,7 milliards de DH et celui de portefeuille à 107,4 milliards de DH.

Bien évidemment, par rapport au déficit de la balance des biens (-129,7 milliards de DH à fin septembre 2017), celui des revenus primaires (-15,5 milliards de DH) paraît presque insignifiant. C’est pourquoi l’amélioration des exportations apparaît comme l’enjeu principal à ce niveau.

» Source de l'article: lavieeco

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