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Economie

L’aquaculture amorce son décollage

19.03.2018 - 15:04

Les deux appels à manifestation d’intérêt des zones aquacoles de l’Oriental et de Guelmim-Oued-Noun seront lancés en avril prochain. Les adjudicataires des quatre premiers AMI, deux à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et deux à Souss-Massa, seront connus au courant de l’année. Quelque 527 jeunes porteurs de projets bénéficieront d’une formation technique sur les métiers de l’aquaculture.

Les deux appels à manifestation d’intérêt des zones aquacoles de l’Oriental et de Guelmim-Oued-Noun seront lancés en avril prochain. Les adjudicataires des quatre premiers AMI, deux à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et deux à Souss-Massa, seront connus au courant de l’année. Quelque 527 jeunes porteurs de projets bénéficieront d’une formation technique sur les métiers de l’aquaculture.

L’année 2018 s’annonce très animée dans le secteur aquacole. En effet, deux nouveaux appels à manifestations d’intérêt (AMI) portant sur des unités de production seront lancés en avril prochain dans l’Oriental et à Guelmim-Oued Noun. Les adjudicataires des quatre premiers AMI — deux à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et deux à Souss-Massa — lancés en 2017 seront connus courant 2018. L’objectif est de produire 40 000 tonnes de produits aquacoles et créer plus de 2000 emplois. «La sélection des investisseurs pour les deux AMI de Souss-Massa est prévue pour septembre 2018, alors que ceux de Tanger-Tétouan-Al Hoceima seront attribués en avril prochain», annonce Mustapha Amzough, chef du département de l’investissement, de la promotion et des études au sein de l’Agence nationale de développement de l’aquaculture (ANDA). Généralement, il s’écoule trois mois entre la date d’attribution et la mise en service des unités de production.

Un court cycle de production à Dakhla

Ouverts à des investisseurs privés de différentes tailles, aussi bien nationaux qu’internationaux, ces AMI entrent dans le cadre de la mise en œuvre des plans d’aménagement aquacole que l’ANDA s’est attelé à élaborer depuis sa création en 2011. 

Publié en 2015 et attribué en 2017, l’AMI de la région de Dakhla-Oued Eddahab a donné lieu à la sélection de 224 projets dont 100 portés par 507 jeunes diplômés associés dans 94 groupements. Il porte sur l’exploitation de 2330 ha pour une production de 78 000 tonnes de produits aquacoles (coquillages et algues marines). L’objectif est de drainer 800 MDH d’investissements et créer 2500 emplois. «Le recrutement des RH, l’achat du matériel et la réalisation de l’ensemble des tâches nécessaires au lancement des cultures sont en cours de finalisation pour que les unités entrent en production cette année», confie M. Amzough. Selon lui, la région aquacole de Dakhla bénéficie d’un atout de taille qu’est un cycle de production court. «Il est de 9 à 13 mois pour les huîtres, au lieu de 3 ans en France», illustre-t-il.

Autre chantier et non des moindres pour l’année 2018: l’adoption du projet de loi sur l’aquaculture. Ce texte devra doter le secteur d’un cadre légal spécifique et approprié. Ne dépassant pas 700 tonnes à ce jour, la production de l’aquaculture marocaine demeure trop loin des 500 000 tonnes, fixés par la stratégie Halieutis à l’horizon 2020. «Estimé à 360 000 tonnes, le potentiel aquacole au Maroc dépasse l’ambition d’Halieutis. A l’instar d’autres pays comme la Grèce et la Turquie, nous avons pris un peu de retard pour mettre en place des préalables solides à même de l’exploiter. Un plan d’aménagement aquacole nécessite à lui seul trois ans en moyenne pour être finalisé, cela sans compter la durée des différentes étapes des AMI et les autres actions comme la réservation du foncier dédié aux exploitations. Toutefois, nous sommes confiants quant à l’augmentation importante de la production du fait de l’entrée en production des unités attribuées», soutient Mustapha Amzough.

Deux mesures incitatives en vigueur depuis  le 1er janvier 2018

La Loi de finances 2018 a apporté deux mesures pour le moins généreuses aux investisseurs du secteur aquacole. La première porte sur l’exonération de la TVA de 20% sur deux intrants, à savoir les alvins pour la pisciculture et les naissains pour  la conchyliculture. «Les opérateurs n’avaient pas la possibilité de récupérer la TVA du fait que le produit final était vendu hors TVA», indique notre source. Aussi importante que la première, la deuxième porte sur la réduction du droit d’importation sur l’aliment de poisson, qui passera de 25% à 2% pour une durée de six ans. «A elles seules, les charges fiscales et douanières faisaient que les projets n’étaient pas rentables. Cette mesure va améliorer l’attractivité du Royaume», commente-t-elle.

Pour le développement des compétences techniques, 527 jeunes porteurs de projets des régions de Dakhla-Oued Eddahab et Tanger-Tétouan-Al Hoceima bénéficieront d’une formation technique sur les métiers de l’aquaculture. S’agissant de l’encadrement et l’accompagnement des coopératives, l’ANDA prévoit le ciblage de 13 coopératives à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Souss-Massa. Un géo-portail sera développé et mis en service par l’ANDA en 2018 pour simplifier l’accès des opérateurs à l’information.

» Source de l'article: lavieeco

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