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Economie

Le SIAM 2019 fait la part belle à l’emploi rural

25.01.2019 - 21:00
A l’extérieur, il faisait gris et il y avait quelques gouttes de pluie. A l’intérieur, il y avait beaucoup de monde et les locaux étaient combles. Bref, on se serait vraiment crus en avril dernier, à Meknès, lors de la 13ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM). Sauf que là, nous étions dans un hôtel huppé à Casablanca, et que nous assistions à la présentation de la 14ème édition du SIAM, qui aura lieu du 16 au 21 avril prochain, à Meknès, évidemment. Une conférence de presse qui a pris la forme d’un engin à remonter le temps, trait d’union entre le bilan de l’édition précédente et les nouveautés de la suivante.
Avec pour thème «L’agriculture, levier d’emploi et avenir du monde rural», le SIAM 2019 ambitionne de répondre à une impétueuse nécessité, à savoir «assurer au monde rural un développement équilibré, harmonieux et durable en intégrant une approche économique sociale et spatiale» comme indiqué par Jawad Chami, commissaire du Salon. Pour lui, ce choix fait écho «aux défis que doit relever le monde rural, en termes de performances économique, sociale et environnementale afin d’assurer l’émergence d’une classe moyenne agricole à même d’assurer un développement socioéconomique durable», a-t-il conclu.
La réalisation de cet ambitieux programme sera certainement facilitée par l’expertise quasi-unique en son genre des Suisses. Invité d’honneur et 7e investisseur étranger au Maroc, ce pays montagneux jouit d’un grand savoir-faire en agro-industrie (Nestlé).
«Quelle est la première image qui vient à l’esprit quand on parle de l’agriculture suisse ?». C’est par ces mots sous forme de devinette que l’ambassadeur suisse au Maroc, Massimo Baggi a entamé sa prise de parole. Et de répondre «Les vaches, le lait et le fromage, ou le chocolat. Mais je suis persuadé que peu d’entre vous savent que notre pays est le 4e exportateur mondial de café», a-t-il révélé sans pour autant laisser le temps à l’assistance de répondre. Cela dit, son but n’était pas de tester l’auditorium, mais plutôt de justifier le choix de son pays comme invité d’honneur par les organisateurs. D’ailleurs, il a souligné par la suite que cette invitation «est une occasion de donner plus de visibilité à nos entreprises au Maroc et en Afrique et de partager notre savoir-faire, en l’occurrence au niveau de la valorisation».
En effet, la Suisse, certes plus connue pour son activité bancaire, est un modèle au niveau du développement agricole, surtout dans le monde rural et plus précisément en altitude. Pour preuve, l’agriculture helvétique fournit un peu plus de la moitié des biens alimentaires consommés sur son territoire, pèse jusqu’à 10 milliards de francs suisses et emploie 8% de la population active.
A vrai dire, l’implication de la Suisse dans l’agriculture marocaine est d’ores et déjà incarnée par le projet d’appui aux associations professionnelles marocaines actives dans l’agriculture (ASAP- M), ainsi que dans le projet de gestion intégrée des bassins versants dans la région de Midelt, mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Enfin, outre les nouveautés liées au thème et à l’invité d’honneur, sans oublier le nouvel espace dédié à la filière biologique, le Salon connaîtra une augmentation de sa superficie, en vue de dépasser la barre de 1 million de visiteurs comptabilisés lors de la précédente édition, ainsi que les 300 opérations B to B (150 en 2018), destinées aux professionnels nationaux et étrangers en quête d’opportunités. Par ailleurs, l’évènement en question sera décliné en 10 pôles (régions, institutionnels et sponsors, machinisme, élevage, conférences, produits de terroir, international, produits, agro-fourniture, nature et vie).
» Source de l'article: liberation

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