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Economie

Asilah attire les campeurs-caravaniers en hiver

10.02.2019 - 12:02

Ils choisissent de s’installer sur des terrains vagues en face de la mer ou dans des campings situés sur la côte

Agés en moyenne entre 65 à 70 ans, des dizaines de caravaniers ont choisi, en cette période hivernale, de s’offrir une petite escapade à Asilah. Ils ont pour leur plupart opté pour la ville blanche pour se reposer d’un long voyage, avant de partir faire le tour des principales destinations touristiques au Maroc. C’est le cas d’Isabelle et André, un couple français de Bordeaux, qui a choisi de camper sur un petit terrain en face de la plage municipale. Séduit par la beauté et le calme d’Asilah, ce couple de retraités français est habitué à marquer chaque année deux arrêts (de trois jours chacun) dans la ville blanche : le premier à son arrivée au Maroc et le deuxième avant son retour en France. Depuis l’achat de leur première caravane, juste après leur départ à la retraite, il y a quatorze ans, «nous aimons venir à Asilah. Nous profitons de notre séjour dans cette petite ville pour aller nous balader dans la médina et sur la plage ou faire nos achats dans le souk», assure André.

Les visiteurs affluent dès décembre

Choisissant de camper sur des terrains vagues en face de la mer ou dans des campings (situés sur la côte), les caravaniers commencent à affluer en décembre et jusqu’en mai. Issus généralement d’Europe, notamment de France, d’Espagne, d’Angleterre, de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne, ils disent se sentir libres comme chez eux et ils essaient de profiter au maximum de la beauté des lieux pour sortir en solo, en couple ou en groupe se promener au bord de la mer.

«Je me souviens que je me suis baigné à la mer pendant mes premiers séjours à Asilah. Mais la baignade en cette période devient impossible avec la baisse de températures que connaît depuis quatre ans le Maroc», regrette André.

La plupart des Zaïlachis affirment n’avoir jamais été dérangés par ce type de touristes. Mais d’aucuns croient que le séjour de ces campeurs-caravaniers ne rapporte presque rien à l’économie locale, «car ils se contentent des boîtes de conserves et des bouteilles d’eau minérale qu’ils ont l’habitude de ramener de leurs pays», selon un détenteur d’un commerce sur la côte, faisant remarquer qu’ «ils achètent généralement ici un peu de pain et de petites quantités de tomates et d’oignons».

Un phénomène qui perd de son dynamisme

Ayant connu dans un passé très récent une certaine prospérité, Asilah a vu le phénomène de camping-caravaning perdre, depuis 2008, un peu de son dynamisme, et ce en  raison de la décision des autorités de fermer les cinq campings que compte la ville, pour des raisons «aussi bien de sécurité qu’environnementales». Mais en raison de sa proximité de Tanger, Asilah continuait d’accueillir les caravaniers, mais en nombre un peu inférieur qu’avant l’entrée en application de cette décision. Ils étaient à l’époque autorisés à s’installer dans des campings sauvages avec un tarif variant entre 10 à 20 dirhams, dont le plus célèbre se trouvait au pied des remparts et en face de la fameuse Tour Al Kamra. 

Sur les cinq anciens campings ayant été touchés par cette fermeture, deux d’entre eux essaient tant bien que mal de reprendre et organiser leur activité. Ils ouvrent de temps en temps leurs locaux aux caravaniers pour leur servir d’hébergement, faire le plein des réservoirs de leurs véhicules en eau,…

Il est à noter que malgré l’anarchisme et la mauvaise gestion dont souffre cette activité, les campeurs en caravane restent parmi les décors hivernaux auxquels les Zaïlachis sont habitués. Ils permettent en quelque sorte, aux yeux des professionnels touristiques et simples commerçants, de créer une ambiance et tirer un peu Asilah de sa léthargie, sans pour autant arriver à mettre fin à la saisonnalité dont elle souffre.

» Source de l'article: aujourdhui

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