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Economie

Nouveau cadre de partenariat-pays entre le Maroc et la Banque mondiale (2019-2024): 5 milliards de dollars pour les 3 premières années

15.03.2019 - 12:02

Ce nouveau plan s’ouvre davantage sur le secteur privé. C’est d’ailleurs le premier axe de cette stratégie.

L’économie marocaine doit fonctionner sur 4 moteurs. Seuls deux fonctionnent correctement, à savoir la demande intérieure et l’investissement public.

«Le nouveau cadre de partenariat-pays entre le Maroc et la Banque mondiale (2019-2024) s’intéresse aux femmes et jeunes». La particularité de ce plan est ressortie, jeudi à Rabat, par Marie Françoise Marie-Nelly qui précise que celui-ci sera doté d’un prêt de «5 milliards de dollars pour les 3 premières années». La directrice des opérations de la Banque pour le Maghreb évoque également le partenariat précédent qui était accompagné par «4 milliards de dollars de 2014 à 2017». Pour le nouveau cadre de partenariat (CPF), ce qui importe, à ses yeux, c’est la «mise en œuvre qui est un enjeu. D’où l’importance de travailler sur la convergence entre les secteurs». Outre cet intérêt aux femmes et jeunes, le CPF focalise sur d’autres secteurs.

Fort appel au privé

Comme le précise Mme Marie-Nelly, ce nouveau plan «s’ouvre davantage sur le secteur privé». C’est d’ailleurs le premier axe de cette stratégie. Aux côtés du développement de ce secteur, celle-ci met l’accent également sur le développement territorial notamment des villes et le capital humain en tant que deux axes restants. A propos du capital humain, elle met l’accent sur l’éducation dont la qualité est un défi pour le Maroc. «Il faut agir sur les deux côtés, soit la création des compétences et des opportunités d’emploi à la fois», détaille-t-elle. Selon ses dires, ce programme s’intéresse aussi à la digitalisation. «Il faut que le Maroc soit ouvert aux paiements digitaux», enchaîne-t-elle. De plus, le partenariat tient, selon ses dires, compte de la question du genre. «Le taux d’emploi des femmes est de 23% alors que la moitié de la population marocaine est féminine», commente-t-elle. Mme Marie-Nelly rappelle le lancement par la Banque mondiale des indicateurs de performance pour améliorer l’employabilité.

5 milliards de dollars c’est beaucoup, mais…

Selon Xavier Reille, directeur du bureau Maghreb de l’International Finance Corporation (IFC) du Groupe de la Banque mondiale, qui indique que ce programme est différent par rapport aux autres puisqu’il répond aux priorités du Maroc et aux Hautes orientations royales, voire défini avec le gouvernement et le secteur privé, «5 milliards de dollars sur 3 ans, c’est beaucoup». «Cependant il a la particularité de mettre le secteur privé au centre», tempère-t-il. Pour lui, le privé peut apporter des solutions en investissant dans le capital humain et l’éducation. «5 millions de jeunes, cela peut être une chance. Ils peuvent apporter des compétences. Le privé peut jouer un rôle dans ce sens», estime-t-il. M. Reille appelle, par l’occasion, à des partenariats public-privé sociaux.  Aussi, c’est un programme qui, selon ses dires, favorise l’investissement étranger au Maroc.

Les maux de l’économie du pays

A propos de l’économie marocaine, le directeur souligne qu’elle doit fonctionner sur 4 moteurs. Seuls deux fonctionnent correctement, à savoir la demande intérieure et l’investissement public. «Les deux autres étant les exportations qui peuvent mieux faire et la dynamique de l’entrepreneuriat en intégrant davantage les PME», ajoute le directeur. Il met également l’accent sur un autre problème. «Il faut ouvrir d’autres secteurs à la concurrence», estime-t-il. Par l’occasion, il met, à son tour, l’accent sur la digitalisation et le doublement de l’inclusion financière au Maroc. «Le Royaume peut devenir le premier en Afrique dans les marchés de capitaux», ajoute-t-il. Pour lui, il faut également agir sur la microfinance pour faire des prêts importants. A bon entendeur…

Un projet de 611,3 millions d’euros pour le numérique

La Banque mondiale a également donné son aval à un projet de 611,3 millions d’euros, soit 700 millions de dollars. L’objectif étant d’aider le Maroc à accélérer l’adoption des technologies numériques. En entreprenant une telle démarche, la banque veut faire du numérique une source d’emplois, de croissance et de services de meilleure qualité.

Aussi la banque veut permettre au Maroc de se doter d’une base essentielle pour conduire la transformation économique en Afrique du Nord et plus généralement sur le continent africain. Ce projet abonde dans le sens du nouveau cadre de partenariat qui se veut d’exploiter le potentiel des nouvelles technologies pour promouvoir l’entrepreneuriat, la productivité et les plates-formes d’administration en ligne afin de stimuler la croissance et l’innovation.

L’objectif ultime étant de transformer l’économie marocaine et en faire un moteur de croissance. De plus, ce nouveau financement à l’appui des politiques de développement en faveur de l’inclusion financière et de l’économie numérique correspond à la stratégie du gouvernement en la matière.

84% de la dette est à long terme

La Banque mondiale a également donné son aval à un projet de 611,3 millions d’euros, soit 700 millions de dollars. L’objectif étant d’aider le Maroc à accélérer l’adoption des technologies numériques. En entreprenant une telle démarche, la banque veut faire du numérique une source d’emplois, de croissance et de services de meilleure qualité. Aussi la banque veut permettre au Maroc de se doter d’une base essentielle pour conduire la transformation économique en Afrique du Nord et plus généralement sur le continent africain.

Ce projet abonde dans le sens du nouveau cadre de partenariat qui se veut d’exploiter le potentiel des nouvelles technologies pour promouvoir l’entrepreneuriat, la productivité et les plates-formes d’administration en ligne afin de stimuler la croissance et l’innovation. L’objectif ultime étant de transformer l’économie marocaine et en faire un moteur de croissance. De plus, ce nouveau financement à l’appui des politiques de développement en faveur de l’inclusion financière et de l’économie numérique correspond à la stratégie du gouvernement en la matière.

 

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