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Economie

Le CESE donne la parole aux citoyens

20.05.2019 - 14:02

Quel modèle de développement pour le Maroc de demain ?

Le citoyen a son mot à dire du fait qu’il est le premier maillon de la chaîne à être concerné par cette nouvelle configuration qui ne fera qu’accroître la visibilité de l’économie marocaine aux niveaux national et international et garantir la cohésion sociale à l’échelle territoriale.

La réflexion autour du nouveau modèle de développement économique et social se poursuit. Ce grand chantier ouvert depuis octobre 2017 porte sur une approche participative permettant de définir les contours de l’avenir économique et social du Royaume. Si les différents opérateurs et partis se sont penchés au lendemain de l’appel royal à élaborer et à partager leurs propres visions du nouveau modèle, le citoyen a également son mot à dire du fait qu’il est le premier maillon de la chaîne à être concerné par cette nouvelle configuration qui ne fera qu’accroître la visibilité de l’économie marocaine aux niveaux national et international et garantir la cohésion sociale à l’échelle territoriale. Dans une démarche de proximité, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) donne la parole aux citoyens pour émettre leurs avis sur le sujet et définir les orientations et contenus.

Pour ce faire, le Conseil a ouvert une plate-forme électronique (http ://bit.ly/nmdsa) où une quinzaine de questions sont posées permettant d’identifier le modèle de développement pour le Maroc de demain, ses caractéristiques et ses ambitions. Les avis recueillis serviront d’éléments de base pour le Conseil notamment pour élaborer, son rapport sur le nouveau modèle de développement. Ce sondage cible un échantillon exhaustif de la population marocaine issue de toutes les catégories sociales et classes socioprofessionnelles. Le CESE commence par interroger les citoyens concernant les atouts sur lesquels le Maroc doit capitaliser. Le répondant doit choisir une réponse parmi les dix proposées.

Citons à cet effet la stabilité, la cohésion sociale, le positionnement du Royaume entre l’Atlantique et la Méditerranée, la culture et traditions, le capital humain, le capital historique, l’ancrage africain, la proximité du Maroc avec l’Europe, ses ressources naturelles et son tissu économique. La deuxième question porte sur les plus importantes réalisations du Maroc au titre de ces deux dernières décennies en proposant comme élément de réponse le rayonnement international du pays, le développement des infrastructures, l’éducation, la santé, la justice, le développement culturel, la protection sociale, l’égalité des genres, le développement économique et la lutte contre la pauvreté.

Les citoyens sont également appelés à émettre leurs avis sur les services publics les plus et moins actifs en statuant autour des secteurs suivant : l’habitat, la sûreté nationale, l’infrastructure, l’enseignement, la fiscalité, la douane, la santé, la justice et les services territoriaux. Une autre question est dédiée aux disparités. L’idée étant de relever dans quel secteur ces écarts sont visibles : les suggestions concernent l’emploi, l’enseignement, la santé, la justice ou encore les revenus, l’accès à l’eau, le milieu rural et urbain et genres.

L’exclusion de la femme du marché du travail est également évoquée dans le sondage. L’objectif est d’identifier les principaux facteurs empêchant les femmes d’aller travailler. Les propositions portent, entre autres, sur la lourdeur des tâches ménagères, le harcèlement, le facteur culturel, le manque de sécurité, le manque d’opportunités de travail, le manque de structures préscolaires pour y laisser les enfants en bas âge.

Les citoyens participant au sondage doivent également partager leurs points de vue sur la compétitivité et d’évaluer sur une échelle de 1 à 5 l’intérêt de recourir aux autorisations administratives pour exercer dans des secteur précis, la pertinence de l’octroi d’incitations fiscales aux entreprises privilégiant l’emploi des femmes, la facilité d’ascension sociale à l’heure actuelle, l’impact du développement technologique ainsi que la légitimité de la spéculation foncière. Le CESE interroge également sur la réforme de l’école publique et sa capacité à capter de nouveau la classe moyenne en son sein. Il en est de même pour le secteur de la santé. Le CESE tend à travers une question portant sur la réforme de la santé publique de mesurer si cette dernière rehausserait la qualité des prestations au même niveau que celles du système privé. Et pour boucler le questionnaire, les répondants devraient en une réponse définir l’objectif principal du nouveau modèle de développement, en l’occurrence la solidarité sociale, la prospérité économique, l’égalité des sexes, le respect de l’environnement, l’égalité des chances ou encore le bien-être des citoyens. Rappelons que le sondage lancé n’est qu’un premier pas dans les nouvelles orientations prônées par le CESE.

Le Conseil dont la présidence a été attribuée récemment à Ahmed Chami mise grand sur la proximité avec les citoyens. Le CESE ambitionne en effet d’être la voix du Marocain, en exprimant ses aspirations. Ceci passe par l’association du citoyen lambda aux sujets d’actualité et aux rapports élaborés par le Conseil.

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