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Economie

Réduction des émissions de CO2 : Les solutions du ministère du transport

21.06.2019 - 10:32

La pollution de l’air coûte 10 milliards DH

Ce n’est un secret pour personne, le secteur du transport est connu pour être l’un des plus gros contributeurs d’émissions de CO2. Il émet à lui seul 23% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le coût de la pollution de l’air s’élève à 10 milliards DH, ce qui représente 1% du PIB. Le ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau a entrepris et a prévu plusieurs actions pour réduire de manière substantielle les émissions de CO2 et préserver la qualité de l’air.

A commencer par la fluidité de la circulation en accélérant la cadence de la réalisation des autoroutes, des voies express, des plates-formes logistiques et le développement du secteur ferroviaire. Signalons que le réseau autoroutier est d’un linéaire de 1.770 km et 1.300 km de voies express. Le ministère compte atteindre un objectif de 5.500 km d’autoroutes et de voies express à l’horizon 2035. Plusieurs projets phares sont actuellement en cours d’étude ou en chantier. Au niveau des autoroutes, il y a lieu de relever le triplement de l’axe autoroutier Casablanca-Berrechid ; la desserte du nouveau port de Safi (études en cours) ; l’axe Guercif-Nador et Antenne vers Nador Ouest Med (études en cours). Pour ce qui est des voies express et des projets de dédoublements, notons la voie express Tiznit-Laâyoune (555 km) et l’élargissement de la RN1 Laâyoune-Dakhla (500 km) dont les travaux sont en cours.

Il en va de même pour la desserte nord du port de Casablanca à la zone logistique de Zenata. Parmi les autres projets figure le dédoublement de la RN2 section Aroui-Kasseta sur 66 km dont les études sont toujours en cours ainsi que le dédoublement de la RN2 Tétouan-Chefchaouen. Ces projets phares devraient contribuer de manière significative au décongestionnement de la circulation et à réduire les émissions de CO2. S’agissant du secteur ferroviaire, il faut savoir que le rail émet 7 fois moins de CO2 qu’une voiture particulière. Le transport ferroviaire est un moyen de transport plus écologique que le transport aérien, routier ou maritime. L’ONCF s’est engagé à réduire de 10% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030.

L’Office a pris plusieurs mesures importantes ciblant les gares et ses bâtiments, les trains, les sous-stations électriques et le personnel. Au niveau de la logistique, la stratégie nationale a pour objectif majeur une gestion rationnelle des flux de marchandises, en optimisant l’intervention des modes de transport routier et ferroviaire de façon à minimiser la consommation en produits pétroliers. Ce qui entraînera une meilleure gestion des flux de marchandises; une réduction de 35% des émissions de CO2 liées au transport de marchandises à l’horizon 2030. Il faut aussi signaler une réduction de la distance cumulée parcourue de 30% à l’horizon 2030.

Normes de dépollution, étiquette écologique …

Les autres projets importants du ministère du transport pour réduire les GES portent sur les normes de dépollution, le système bonus-malus, l’étiquette écologique et le contrôle technique des émissions polluantes des véhicules. S’agissant des normes de dépollution, il est question d’apporter des modifications au niveau des seuils acceptables des émissions polluantes. Pour les voitures de tourisme M1, il y aura un passage de la norme Euro 4 à Euro 6b. Cette mesure devrait entrer en vigueur à partir du 31 décembre 2022. Celle-ci entraînera une atténuation des émissions du parc automobile, notamment les particules extrêmement nocives pour la santé. Le ministère a aussi prévu d’introduire le bonus-malus écologique en vue de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à l’expansion des véhicules propres. Cette incitation financière sera appliquée sur les prix des véhicules particuliers neufs en fonction de leurs degrés des émissions polluantes. Un malus progressif sera appliqué à l’achat d’un véhicule polluant. A travers l’étiquette écologique, la tutelle compte imposer l’affichage sur les véhicules particuliers neufs exposés en vente d’une étiquette écologique donnant des informations sur la consommation énergétique du véhicule, les émissions de CO2 ainsi que son niveau de pollution. Cette mesure permettra ainsi d’informer l’acheteur d’un véhicule de sa consommation énergétique et aussi de toutes les informations possibles concernant les émissions polluantes.
Pour ce qui est du contrôle technique des émissions polluantes des véhicules, le ministère va revoir le système des seuils en vigueur concernant la teneur en CO pour les véhicules essence (4,5%) et l’opacité des fumées d’échappement pour les véhicules diesel (70%). Ainsi, de nouvelles mesures seront introduites afin d’être en cohérence avec les normes d’homologation. Enfin, il est à noter que suite aux décisions du Comité stratégique de développement durable, présidé par le chef de gouvernement le 22 février 2019, il est prévu des audits énergétiques des bâtiments publics du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau au niveau central avant fin juin 2019 et avant fin 2019 à l’échelle nationale. Il a aussi été décidé que 10% des achats du parc automobile seront réservés aux véhicules propres dès 2019.

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