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Turquie : Dans l’attente des municipales: Le gouvernement cherche la paix avec les Kurdes

27.03.2014 - 11:58

Engluées depuis des mois, les discussions entre le gouvernement turc et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sont suspendues aux résultats des élections municipales, dont les Kurdes de Turquie espèrent un coup de pouce en faveur de la paix.
Coprésidente du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), Gülten Kisanak brigue la mairie de Diyarbakir avec de bonnes chances de l’emporter, tant son parti est influent dans cette ville à majorité kurde.
Pour elle, le scrutin du 30 mars doit permettre de relancer le processus engagé pour mettre un terme au conflit kurde, qui a fait 45.000 morts depuis 1984.
«Le gouvernement n’a pas été capable de démontrer son esprit démocratique avant ces élections», regrette Mme Kisanak. «Mais si nous sortons plus forts de ce scrutin, alors nous n’aurons pas besoin de l’attendre pour avancer», ajoute-t-elle, «chaque voix pour nous viendra conforter le BDP comme acteur incontournable de toute solution».
Très proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le BDP milite pour une large autonomie des régions à majorité kurde de Turquie, la reconnaissance de leur spécificité dans la Constitution et le droit à l’enseignement public dans leur langue.
A l’automne 2012, le gouvernement islamo-conservateur a engagé des discussions avec le chef historique du PKK Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie.
Ces pourparlers ont abouti en mars 2013 à un cessez-le-feu unilatéral des combattants kurdes et à l’amorce d’un retrait vers leurs bases du nord de l’Irak. Mais ce repli a été suspendu à l’automne, les Kurdes jugeant qu’Ankara n’avait pas tenu ses promesses.
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a bien fait voter fin 2013 un «paquet» autorisant notamment l’enseignement en kurde dans le secteur privé ou le droit pour les accusés kurdes de se défendre dans leur langue. Mais il a été jugé insuffisant et les discussions sont depuis au point mort. Malgré ce blocage, les armes restent silencieuses depuis un an et les habitants de Diyarbakir reconnaissent que le climat dans leur ville a changé.
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» Source de l'article: lopinion

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