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International

Bruxelles propose une aide humanitaire inédite aux pays de l’UE

02.03.2016 - 20:31

Pour la première fois, l’UE propose une aide humanitaire à des États membres, en particulier à la Grèce, pour faire face aux arrivées massives de migrants, dont des milliers sont toujours bloqués à la frontière gréco-macédonienne.

La proposition est sans précédent : il s’agit de pouvoir fournir une aide humanitaire, non plus seulement à des pays tiers pauvres, mais désormais à des membres de l’Union européenne (UE). L’enveloppe budgétaire globale que va proposer l’exécutif européen est d’environ 700 millions d’euros sur trois ans, dont 300 millions en 2016, pour aider les pays européens confrontés à des risques de crise humanitaire. La Grèce, qui fait face à une situation intenable à sa frontière avec la Macédoine, où des milliers de migrants sont bloqués par les restrictions imposées par les pays voisins, a évalué ses besoins à 480 millions d’euros pour organiser l’accueil de 100.000 réfugiés.

En France, les travaux de démantèlement ont repris dans la «jungle» de Calais, où des abris de fortune ont été incendiés au cours d’une nuit par ailleurs relativement calme. La partie sud de la «jungle» abrite entre 800 et 1.000 migrants, selon le gouvernement français, mais près de 3.500 d’après les associations. Dans le sud de l’Europe, plus de 7.000 migrants restaient bloqués au poste-frontière grec d’Idomeni, après des restrictions imposées par plusieurs pays sur le nombre des personnes autorisées à entrer sur leurs territoires. Selon le Haut Commissariat aux réfugiés, plus de 131.000 migrants sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis début janvier, davantage que pour les cinq premiers mois de 2015. Pour tenter de mettre fin à la cacophonie européenne, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a entamé à Vienne une tournée dans les Balkans et se rendra jeudi et vendredi en Turquie, avant un sommet extraordinaire européen le 7 mars à Bruxelles auquel assistera Ankara. Le chef des forces de l’OTAN en Europe, le général Philip Breedlove, a de son côté accusé Moscou et Damas «d’utiliser délibérément» le flot des réfugiés syriens comme une arme pour déstabiliser l’Europe.

» Source de l'article: lematin

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