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Ces femmes qui se sont illustrées à l’étranger

07.03.2016 - 19:01
Elles font honneur à leurs ainées et s’illustrent par un parcours hors pair et une réussite exemplaire reconnue à l’étranger. Un florilège de femmes marocaines venant de différents horizons qui ont su faire fructifier leur talent, gravir les échelons et se sont accomplies jusqu’au bout de leurs ambitions.
Parmi ces femmes aux destins fabuleux qui ont bousculé les codes et balayé les stéréotypes pour accéder grâce à leur compétence à des sphères prestigieuses et très restreintes, Khadija Arib, première femme d’origine marocaine élue présidente de la Chambre basse du Parlement des Pays-Bas.
Arib, 55 ans, a été élue en janvier dernier à une grande majorité des voix des députés, une consécration qui s’ajoute à un riche parcours pour cette militante politique et associative qui a assuré avec brio la présidence par intérim de cette institution.
Mme Arib qui est également fondatrice de l’Union des femmes marocaines aux Pays-Bas, a quitté le Maroc très jeune pour s’installer à Amsterdam où elle a suivi des études de sociologie avant d’embrasser une carrière politique au sein du Parti travailliste qu’elle a représenté au sein de la Chambre basse durant trois mandats.
En France, deux autres Marocaines à l’ascension formidable ont donné la preuve que l’avenir appartient à celles qui empruntent des chemins hors de l’ordinaire, en occupant des portefeuilles importants dans le gouvernement français dirigé par Manuel Valls qui comprend également une autre ministre d’origine marocaine, en l’occurrence Najat Vallaud-Belkacem en charge de l’Education nationale.
Meryem El Khomri fait partie de ces femmes qui ne se contentent pas d’un parcours linéaire. A 37 ans, elle a réussi une ascension admirable dans la hiérarchie gouvernementale en se voyant confier en septembre 2015 le poste de ministre du Travail après avoir occupé celui de secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville.
Mme El Khomri qui s’est fait remarquer par son travail, sa persévérance et son aptitude à la communication, est membre du Conseil national du Parti socialiste. Elle siège au Conseil de Paris depuis 2008 et au Bureau national en 2012, avant de devenir secrétaire nationale du Parti socialiste chargée des questions de sécurité, en mai 2014. Elle avait aussi occupé le poste d’adjointe au maire de Paris.
Tout récemment, c’est Audrey Azoulay, 43 ans, conseillère de François Hollande chargée de la Culture et de la Communication depuis 2014, qui rejoint ce tandem d’exception après sa nomination au ministère de la Culture.
Spécialiste du cinéma, Audrey Azoulay, dont l’expertise en la matière est largement reconnue, a un parcours remarquable illustrant la réussite de ces femmes qui brillent par leur détermination et leur travail. Son riche CV illustre un parcours exemplaire. L’énarque est également titulaire d’un master of business administration au Royaume-Uni.
Elle a passé près de huit ans au Centre national du cinéma (CNC) avant de faire son entrée à l’Elysée et a par ailleurs été magistrate à la Cour des comptes.
Les modèles de réussite au féminin ne se limitent pas au domaine politique tant le Maroc regorge de compétences qui brillent au-delà des frontières nationales. Les succès ne frappent jamais au hasard : ceux qui réussissent, ceux qui gagnent sont d’abord des personnes qui ont cru en elles. Une devise qu’illustre le parcours de Asmae Boujibar, première femme marocaine à avoir intégré le prestigieux Centre de recherche américain (NASA).
Spécialiste en astronomie et en volcanologie, elle fait partie de ces femmes inspirantes qui ont bousculé les codes et su, chacune à leur façon, ouvrir des voies pour les femmes. A l’âge de 27 ans, Asmae a succédé en 2014 à 4 autres chercheurs marocains à la NASA, qui avaient déjà mené une expérience dans l’espace sous le pilotage de l’administration américaine.
Cette jeune Casablancaise, un modèle pour celles qui souhaitent faire carrière dans ce domaine, a décroché, haut la main, sa place dans cette prestigieuse entité de la recherche, ce qui lui permet de poursuivre ses recherches dans son domaine de prédilection : la différenciation des planètes.
Autre exemple de compétences qui incarnent la détermination, l’engagement et la volonté de persévérer, une militante marocaine des droits de l’Homme consacrée il y a quelques mois par l’ONU.
Une belle consécration du parcours de Houria Esslami, membre du Conseil national des droits de l’Homme et membre fondateur du Forum marocain pour la vérité et la justice (FMVJ) élue, à la présidence du Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI).
Cette ancienne directrice exécutive de la Fondation Driss Benzekri des droits humains et la démocratie et également membre de plusieurs ONG des droits de l’Homme, avait été nommée en mars 2014 membre du GTDFI.
A la veille de la Journée internationale de la femme, une autre Marocaine, la sociologue Soraya Moqet a été décorée de l’Ordre de Mérite de la République fédérale d’Allemagne.
Une prestigieuse distinction pour Soraya, établie en Allemagne depuis 25 ans, qui a été décorée par le président Joackim Gauck pour son travail en faveur de l’intégration des étrangers dans la société allemande, l’échange culturel et le dialogue des civilisations.
Les success story au féminin sont multiples et Zineb Mouline, professeur-chercheur en chimie, spécialiste dans l’analyse des gaz à effet de serre à l’Université Nagoya au Japon, ou encore la scientifique marocaine Rajaa Cherkaoui El Moursli, professeur à l’Université Mohammed V-Agdal à Rabat, primée du prestigieux Prix L’Oréal-Unesco 2015, sont un autre bel exemple parmi tant d’autres de rayonnement à l’international.
Il serait difficile de citer tous les noms de ces femmes au parcours hors pair, omniprésentes sur tous les fronts et qui comptent également des artistes et des sportives puisqu’elles sont nombreuses à travailler dans l’ombre et à s’investir pleinement dans les tâches et les responsabilités qu’elles mènent avec sérieux et abnégation.
A l’occasion de la Journée internationale de la femme, il faut rendre hommage à toutes celles qui ont excellé et se sont imposées par leur compétence et leur travail forçant respect et admiration et faisant honneur au Maroc qui a connu des avancées majeures et une évolution significative en matière des droits des femmes à la faveur notamment de la Moudawana et la nouvelle Constitution qui érige la parité en principe fondateur de l’Etat de droit.
» Source de l'article: liberation

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