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Arrestation d’un des derniers leaders d’opposition

09.03.2016 - 20:39

Un des derniers leaders d’opposition à ne pas avoir fui le Burundi, en proie à une crise profonde depuis plus de dix mois, a été arrêté mercredi par la police dans un quartier contestataire de Bujumbura.

Hugo Haramategeko, président du Parti nouveau alliance pour le développement du Burundi (Nadebu), a été arrêté «alors qu’il était encore chez lui» dans le quartier de Mutakura, dans le nord-est de la capitale, a annoncé à l’AFP un membre de sa famille ayant requis l’anonymat. «La police l’a arrêté peu après 6 h du matin alors qu’il allait prendre sa douche, et elle ne lui a même pas laissé le temps de se rhabiller
correctement», a précisé à l’AFP Charles Nditije, président de l’aile majoritaire de l’Uprona, appartenant à l’opposition. «Nous avons appris qu’il avait finalement été emmené vers une destination inconnue après avoir transité par les cachots de la zone voisine de Cibitoke», s’est-il inquiété.

Il a dénoncé «une arrestation arbitraire d’un président de parti dont le seul tort est d’avoir manifesté contre le troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza». Haramategeko, 47 ans et haut fonctionnaire au ministère burundais de la Santé, est un des rares chefs de partis d’opposition à ne pas avoir fui le Burundi depuis le début de la crise. Les membres de l’enquête indépendante des Nations unies sur le Burundi établie par le Conseil des droits de l’Homme ont achevé leur première visite, un déplacement qu’ils ont qualifié de «premier pas» dans le cadre d’une enquête sur la crise burundaise.

Après huit jours de réunions, d’entretiens et d’échanges avec un large éventail d’acteurs politiques au Burundi, Pablo de Greiff, l’un des trois membres de l’équipe a noté que «cette visite était la première étape dans le cadre de nos efforts destinés à recueillir les informations et les points de vue de tous les acteurs impliqués dans la crise burundaise».

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le Président a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat qu’il a obtenu en juillet, en violation, selon l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp, de la constitution et l’Accord d’Arusha qui mit fin à la guerre civile de 1993-2006. Ces violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 240.000 personnes à quitter le pays. Des organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’existence de fosses communes, de nombreux cas d’exécutions sommaires et d’assassinats ciblés.

» Source de l'article: lematin

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