Lors d’une interview à la radio Cope, De Santamaria a dit espérer que Torrent, élu mercredi comme président du parlement catalan, entame son mandat en respectant le cadre légal, ajoutant que Puigdemont «ne sera pas président de la Generalitat (gouvernement catalan)». Puigdemont peut être élu président de la Generalitat «seulement en commettant une violation flagrante de la loi», étant donné qu’il est «impossible» qu’il soit investi à distance depuis Bruxelles, a-t-elle insisté, ajoutant que le gouvernement espagnol adoptera toutes les mesures nécessaires pour empêcher cette éventuelle investiture. «Puigdemont est arrivé à la fin du trajet. Il peut prendre des décisions peu rationnelles, mais il ne peut pas être investi président de la Generalitat et il est tout à fait conscient de cette réalité», a souligné De Santamaria.
Le Président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait déclaré lundi que l’article 155 de la Constitution, activé pour rétablir l’ordre constitutionnel en Catalogne suite à la déclaration illégale d’indépendance de cette région, demeurera en vigueur si Puigdemont insiste à être investi de nouveau à ce poste depuis Bruxelles où il se trouve.

En cas d’investiture de Puigdemont depuis la capitale belge, il ne pourra pas former un nouveau gouvernement régional, avait ajouté Rajoy lors d’une réunion à Madrid du conseil de direction de sa formation politique, le Parti populaire (PP, droite). Le Chef de l’exécutif avait précisé qu’une telle investiture ferait l’objet d’un recours de la part du gouvernement espagnol auprès de la Cour Constitutionnelle, notant que Puigdemont ne pourra pas prendre effectivement ses fonctions sans un retour en Espagne. Faisant l’objet d’un mandat d'arrêt en Espagne dans le cadre d’une procédure judiciaire pour «sédition» en rapport avec la déclaration illégale d’indépendance de la Catalogne, Puigdemont se trouve actuellement à Bruxelles et veut, avec le soutien de ses alliés indépendantistes, être investi président de la région même en étant à l’étranger.