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LE MATIN

La circulaire de l’Office des changes publiée ce lundi

31.01.2014 - 16:13

Lundi 3 février. C’est ce jour-là que l’Office des changes publie sa circulaire sur la contribution libératoire au titre des avoirs immobiliers ou financiers détenus à l’étranger par des résidents marocains. La dernière réunion de validation de ce dispositif – mis en place par le gouvernement pour une amnistie sur les avoirs à l’étranger – est prévue aujourd’hui vendredi 31 janvier. L’enjeu est de taille. Rien que les avoirs sous forme de compte, la Banque de règlements internationaux (BRI) les évalue à 5 milliards de dollars. Et encore, la BRI ne prend en considération que les montants de ses pays membres.

C’est ce qu’a déclaré le directeur général de l’Office des changes, Jawad Hamri, lors du séminaire organisé le 30 janvier à Casablanca par Attijariwafa bank pour sensibiliser ses clients au cadre réglementaire et aux programmes d’appui à l’export. Un événement qui a réuni plus d’une centaine de personnes, dont des représentants des pouvoirs publics (Office des changes, ministère du Commerce extérieur, Caisse centrale de garantie et Maroc Export), des associations (ASMEX) et du secteur bancaire.

Jawad Hamri, qui évoquait ce dispositif pour sensibiliser les exportateurs à l’obligation de rapatriement et de cession sur le marché des changes du produit des exportations, a rappelé que sur le seul plan des liquidités, le potentiel de rapatriement est important (rappelons que l’argentier du Royaume l’a estimé à 5 milliards de DH environ). Il a toutefois averti que cette contribution libératoire restait un package à prendre ou à laisser en bloc. Il comprend aussi bien les biens immobiliers, les actifs financiers que les liquidités. «Si une personne est dans au moins deux de ces trois cas, elle prend des risques vis-à-vis de l’Office des changes et de l’Administration fiscale», a-t-il prévenu.

Pour les rapatriements des avoirs liquides à déposer dans un compte en devises, l’Office travaille avec les banques pour que ces comptes bénéficient de produits, services et coûts aux standards internationaux. «S’il y a une défaillance au niveau de la déclaration, si la personne choisit de ne pas souscrire à cette contribution libératoire, au-delà de janvier 2015, elle s’expose à des sanctions importantes de change, mais aussi à de lourdes pénalités fiscales», a lancé le DG de l’Office. Pour lui, comme pour Hassan El Bedraoui, D.G.A. en charge de la Banque transactionnelle du groupe AWB, ou encore Mohamed Mouhtadi, chef de la division de Promotion commerciale au ministère du Commerce extérieur, le Maroc a besoin plus que jamais d’équilibrer sa balance de paiement et celle commerciale. Le pays importe plus de 1 milliard de DH de biens par jour et n’exporte que l’équivalent de 500 millions (800 millions si l’on ajoute les services). Il compte 25 647 importateurs contre 5 257 exportateurs. Pour remédier à cette situation, la responsabilité incombe surtout aux exportateurs auxquels l’État propose plusieurs dispositifs et programmes pour, entre autres, faire émerger de nouvelles entreprises exportatrices. Il s’agit notamment des contrats de croissance, de l’audit à l’export et d’Export Synergia.

À ces programmes de soutien s’ajoutent les dispositifs de financement et d’accompagnement mis en place par AWB et d’autres banques de la place. Selon Ali Benahmed, directeur de l’International à la Banque transactionnelle-AWB, l’Afrique est une nouvelle frontière de croissance en termes de commerce et d’investissement sur laquelle les exportateurs marocains doivent de plus en plus miser.
AWB leur propose, a-t-il indiqué, un dispositif d’accompagnement et de financement à l’international. Il est conçu notamment à travers le large réseau du groupe, son offre produits et ses structures dédiées, ainsi que ses partenariats stratégiques.

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