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LE MATIN

Climat social : l’UMT, la CDT et la FDT font cause commune

31.01.2014 - 16:18

Le secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik, le secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CDT), Noubir Amaoui, et le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), Abderrahmane Azzouzi, ont souligné mercredi dernier à Casablanca que l’initiative de resserrer les rangs des trois centrales visait à préserver les acquis de la classe ouvrière et à contrer les décisions impopulaires du gouvernement. «Cette initiative est une réponse aux aspirations de la classe ouvrière à unifier l’action syndicale et à institutionnaliser l’unité syndicale dans une atmosphère caractérisée par une grande tension sociale en raison des violations continues des droits des travailleurs et des salariés, des atteintes aux libertés syndicales et de la réduction du pouvoir d’achat des classes populaires», soulignent les trois responsables syndicaux.

Pour M. Moukharik, la décision des trois syndicats de coordonner leurs efforts n’est pas «un choix tactique», mais traduit une conviction profonde de toutes les instances et organisations syndicales de «la nécessité de sortir de l’état de la division pour passer à une étape de coordination des initiatives et d’unification des efforts des militants syndicalistes pour faire face aux tentatives visant le mouvement syndical et la classe ouvrière». M. Amaoui a pour sa part insisté sur la nécessité de relancer et d’institutionnaliser le dialogue social à travers la tenue de deux réunions par an. De son côté, M. Azzouzi a relevé que «le défi posé aux trois organisations syndicales résidait dans leur capacité à poursuivre leur travail ensemble dans les conditions sociale, économique et politique tendues que vit actuellement le Maroc et assumer leur responsabilité non seulement devant la classe ouvrière, mais aussi devant l’opinion publique nationale».

Face à la grogne des syndicats, qui n’hésitent pas à rappeler à chaque occasion les régressions enregistrées en matière d’acquis sociaux, le gouvernement brandit les statistiques relatives à ses réalisations dans ce domaine. Les chiffres avancés par le Chef du gouvernement récemment en disent long sur l’effort financier fourni par l’État depuis la conclusion de l’accord du 26 avril 2011. Selon le gouvernement, la mise en œuvre des engagements de cet accord dans le secteur public aurait coûté l’enveloppe de 13,2 milliards de dirhams (MMDH) au titre de 2012 : 10,4 MMDH consacrés à la mise en œuvre des contenus du dialogue central et 2,8 MMDH à l’application des engagements issus de certaines sessions du dialogue sectoriel. En 2013, l’engagement financier du gouvernement s’est poursuivi, puisque plus de 4 MMDH ont été mobilisés pour pouvoir honorer l’accord de 2011. Le secteur privé n’est pas en reste. Le gouvernement met en avant la hausse du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des services et de l’agriculture (deuxième tranche). Il souligne également l’entrée en vigueur du projet de l’indemnité pour perte d’emploi (IPE) pour un coût global de 500 MDH, l’adoption du projet du code de la mutualité, outre l’approbation du projet de loi sur les travailleurs domestiques.

» Source de l'article: lematin

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