Revue de presse des principaux journaux Marocains

LE MATIN

«Asseoir un modèle de banque universelle au service des populations»

22.02.2014 - 13:59

«Monsieur le Premier Ministre, Mesdames Messieurs les Ministres, Excellences, Mesdames, Messieurs,
C’est un véritable honneur et bonheur que le secteur bancaire marocain soit, à la faveur de cette visite officielle de Sa Majesté le Roi à Bamako, ainsi intimement lié à la dynamique renouvelée de renforcement des relations séculaires entre le Royaume du Maroc et la République du Mali, l’héritière d’une si vieille nation, l’Empire du Mali, berceau de la civilisation ouest-africaine, la nation fondée au 12e siècle par Soundiata Keïta, la nation de Kanga Moussa au 14e siècle ou encore du Père de l’Indépendance malienne en 1960, Cheikh Modibo Keïta.

Le secteur bancaire marocain, Excellences, Mesdames, Messieurs, est, depuis de nombreuses années, associé au développement du Mali. C’est, en effet, à la fin des années quatre-vingt que la Banque marocaine du commerce extérieur, alors banque publique, avait été sollicitée pour apporter son expertise et son savoir-faire afin de restructurer ce qui est depuis – et nous l’évoquons avec une légitime fierté – la première Banque du Mali et la quatrième dans la région de l’Union économique et monétaire ouest-africaine : je fais allusion à la BDM, la Banque du développement du Mali. Ce fut en 2008 que le Groupe BMCE Bank, depuis privatisé, avait pris le contrôle de Bank of Africa, dont le berceau se trouve ici même à Bamako, quand elle y fut fondée en décembre 1983.

Aujourd’hui, les Banques marocaines sont très engagées au Mali avec la présence de filiales des trois plus importants Groupes bancaires au Maroc : Attijariwafa bank à travers la BIM, la Banque Centrale populaire avec la Banque Atlantique et BMCE Bank à travers BOA Mali, outre qu’elle détient une participation historique et substantielle dans la BDM. Ces Banques, d’origine marocaine, sont avant tout africaines et maliennes. Elles représentent près de la moitié du réseau des agences bancaires au Mali (53%) et tiennent plus de 40% des comptes ouverts ainsi qu’elles octroient près du tiers (28%) des crédits à l’économie malienne.
Dans le même temps, Mesdames et Messieurs, il y a encore tant à faire afin de hisser le taux de bancarisation au Mali, au-delà des niveaux modestes actuels de 10 à 12%, ainsi que la pénétration des dépôts et des crédits, au-delà des quelque 13% et 20% du PIB malien.

Notre engagement en tant qu’investisseurs et maisons-mères de ces banques maliennes est d’œuvrer à y asseoir un modèle de banque universelle au service de franges toujours plus élargies des populations, un modèle qui adresse les besoins des petites entreprises autant que des Corporates ou des Administrations publiques.

C’est, ainsi, que nos banques contribueront efficacement à ancrer une dynamique de croissance économique au Mali qui soit inclusive afin d’éradiquer la pauvreté, créer des emplois au bénéfice d’une population jeune et impatiente ainsi que d’accompagner les besoins d’une classe moyenne émergente, confortant ultimement un climat de paix et de sérénité dans les frontières historiques et légitimes du Mali.

Notre engagement est, à travers les représentants des banques marocaines au Mali, de rester de véritables partenaires du développement qui œuvrent à la modernisation du tissu économique, promeuvent l’acte d’investir, disséminent les produits financiers, contribuent à la promotion de l’habitat, favorisent l’intensification des échanges et de l’investissement extérieur vers le Mali et vers la région, en fait vers les contrées dans lesquelles des groupes bancaires d’ambition panafricaine comme ceux du Maroc sont implantés.
Il s’agit, à travers ces engagements, Excellences, Mesdames, Messieurs, de consolider l’Alliance maroco-malienne pour le codéveloppement qui, dans notre domaine bancaire, concerne :

• Tant les activités de banque retail qui continueront de se nourrir de la bancarisation de millions de nos compatriotes africains et de leur accès à une offre financière diversifiée,

• Que des activités de Corporate, à travers la structuration de transactions financières et de conseil pour concrétiser davantage de projets d’infrastructure, dans le Transport, les Télécommunications, l’Énergie, ou l’Agro-industrie.

» Source de l'article: lematin

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