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Après trois années de guerre civile : L’opposition perd du terrain

18.03.2014 - 12:01

Des sources de l’opposition ont indiqué que les civils et les militants avaient fui la ville en direction de la frontière libanaise dans la nuit, avant la chute de Yabroud. La perte de Yabroud est un coup dur pour l’opposition. Proche de la frontière libanaise, la ville était devenue un fief rebelle depuis le début de la révolte populaire en mars 2011, permettant le transit d’armes et de combattants. Yabroud est de plus située sur une importante autoroute reliant Damas à Homs, la troisième ville du pays. Samedi dernier, des combats acharnés ont eu lieu à Yabroud, menés principalement par les combattants du Hezbollah chiite libanais, experts en guérilla urbaine, appuyés par des bombardements aériens de l’armée de l’air syrienne, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) cité par l’AFP. Agences de l’ONU et ONG ont lancé un cri d’alarme face au conflit dévastateur en Syrie, entré samedi dans sa quatrième année, avec 146 000 morts, le plus grand nombre de déplacés au monde, dans une crise sans issue en vue.
128 personnes mortes de faim

Trois ans de combats et bombardements ont détruit le pays, plongé dans une crise humanitaire majeure dans laquelle les enfants sont en première ligne. Une génération de Syriens risque d’être «perdue à jamais», la guerre civile ayant poussé à la fuite des millions d’enfants, les privant de soins, d’éducation et de sécurité, ont averti l’ONU et les ONG dans un communiqué. Selon l’Unicef, le HCR et trois ONG, 5,5 millions d’enfants subissent «l’effet dévastateur» du conflit. Les organisations ont notamment réclamé l’application d’une résolution votée par le Conseil de sécurité de l’ONU en février qui appelle les parties en conflit à autoriser un accès de l’aide humanitaire à tout le pays. Selon Amnesty International, 128 personnes sont mortes de faim depuis l’été dernier dans ce camp situé à Damas, tenu par les rebelles et assiégé depuis des mois par l’armée. Le soulèvement en Syrie est né quelques semaines après le renversement des dictateurs tunisiens et égyptiens, par des rassemblements pacifiques les 15 et 16 mars 2011 pour protester contre l’arrestation de jeunes accusés d’avoir tagué des graffitis antirégime. Face à l’impitoyable répression, il s’est militarisé au fil des mois jusqu’à devenir une guerre totale.
Appel à l’aide internationale

Le chef de l’opposition Ahmad Jarba a demandé samedi dernier au «monde libre» de donner aux Syriens «les moyens de se battre et de l’emporter», contre le régime de Bachar al-Assad et les jihadistes. «Rien ni personne n’a pu – ou n’a voulu – sauver le peuple syrien, ni des missiles et des bombes de Bachar al-Assad, ni de la torture jusqu’à la mort dans ses cachots, ni de la suffocation et de l’asphyxie provoquées par les gaz de ses armes chimiques», a regretté Ahmad Jarba dans un message publié par le quotidien français «le Monde» et repris par l’AFP. «Mais, en dépit de sa barbarie inouïe et malgré son immense supériorité militaire, une chose est certaine : Bachar al-Assad n’a pas réussi à écraser la révolution. Il n’y parviendra jamais.
Le peuple est déterminé dans sa poursuite de la liberté», a-t-il assuré.
Assad sûr d’être réélu

Le Parlement a voté une loi ouvrant la voie à la réélection de Bachar al-Assad, en excluant de facto l’opposition en exil de la prochaine présidentielle, une décision qui torpille les négociations de paix, selon le médiateur international Lakhdar Brahimi sur la Syrie. M. Assad, qui est au pouvoir depuis 14 ans et dont le mandat expire le 17 juillet, n’a pas encore officiellement annoncé son intention de briguer un troisième mandat, mais il a affirmé en janvier à l’AFP qu’il y avait de «fortes chances» qu’il le fasse

» Source de l'article: lematin

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