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LE MATIN

Les armes saisies ont été introduites au Maroc depuis les frontières avec l’Algérie

16.09.2015 - 15:16

Nouveau coup de filet du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ). Ce dernier vient de démanteler, samedi dernier, une cellule terroriste composée de cinq membres âgés de 20 à 39 ans originaires de la ville de Sidi Allal Bahraoui (3) et d’Essaouira (2). La cellule baptisée Jounoud Al Khilafa Fi Al Maghrib adoptait la ligne sanguinaire de Daech et se préparait à commettre des actes de sabotage ciblés dans le cadre d’un plan terroriste visant à porter atteinte à la sécurité du Royaume. D’après le directeur du BCIJ, Abdelhak El Khayam, l’arrestation des mis en cause s’inscrit dans le cadre des opérations préventives de lutte contre le danger terroriste qui ont permis de démanteler plus de 14 cellules terroristes depuis la création du Bureau central d’investigations judiciaires.

Pour ce qui est de la cellule démantelée, M. El Khayam indique que ses membres se sont rencontrés à travers les réseaux sociaux. Le chef de la «bande» avait ensuite pris contact avec des dirigeants de l’Organisation de l’État islamique qui l’ont convaincu de la nécessité de perpétrer des actes terroristes sur le sol marocain avant de rallier la zone syro-irakienne. Selon le directeur du BCIJ, la cellule démantelée avait un plan différent de celui des autres cellules terroristes démantelées auparavant. Celles-ci œuvraient d’habitude à rallier les rangs de l’État islamique dans un premier temps pour s’entrainer et participer aux opérations terroristes avant de rejoindre leurs pays d’origine pour mener le jihad. «Cette cellule, quant à elle, avait planifié de commettre des actes terroristes dans le Royaume avant de rejoindre les camps de Daech, c’est ce qui explique la saisie de passeports. Cela dénote aussi un nouveau mode opératoire», souligne Abdelhak El Khayam.

Pour ce qui est des objets confisqués, le haut responsable sécuritaire fait état de quatre pistolets automatiques, un pistolet mitrailleur, sept bombes lacrymogènes, trois bâtons électriques en plus d’une importante quantité de munitions et de matières suspectes pouvant être utilisées dans la fabrication d’explosifs, outre des armes blanches. «Les armes saisies avaient été introduites à partir des frontières avec l’Algérie. L’enquête est toujours en cours pour déterminer les individus ayant participé à l’introduction de ces armes, ainsi que le financement ayant servi à leur acquisition», conclut le directeur du BCIJ. Notons que les mis en cause seront déférés devant la justice à la fin de l’enquête, qui se poursuit actuellement sous la supervision du parquet général compétent.

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